AGAPES FRANCOPHONES 2025
Notes de lecture 320 La première partie du volume, « Fils de Dieu et fils : filiation » rassemble des articles qui explorent la construction identitaire à travers les relations familiales, spirituelles et symboliques. Le premier article met en lumière la quête des origines chez Jean-Luc Coatalem, autour du destin tragique du grand-père. À travers les archives, les témoignages et les lieux de la mémoire, l’étude souligne la transmission d’un héritage à la fois historique et spirituel. Le deuxième article porte sur la figure de l ’enfant chez Sylvie Germain, en analysant les fractures provoquées par la désintégration familiale. Dans Petites scènes capitales , la recomposition familiale marque profondément la construction du Moi, tout en révélant la vulnérabilité identitaire propre à l’enfance. Enfin, le troisième article propose une lecture du roman Soif d’Amélie Nothomb centrée sur la tension entre humanité et divinité, humanisant ainsi la figure du Christ. L’article nous montre que l’auteure y déconstruit l’image traditionnelle du Fils de Dieu afin d’interroger la relation entre corps et esprit, sacré et profane. Ainsi, cette première partie met en évidence différentes formes de la filiation – biologique, familiale ou divine – et leur rôle fondateur dans la construction de l’identit é au sein de la littérature francophone contemporaine. La deuxième partie du volume, intitulée « Histoire et littérature : une liaison (jamais) dangereuse ! », examine les modalités selon lesquelles fiction et réalité historique s’entrelacent dans la littérature contemporaine. Les articles réunis parlent, d’un e part, de la dimension spatio-temporelle à travers une approche chronotopique des romans Karpathia de Mathias Menegoz et Le Château des Carpathes de Jules Verne, et d’autre part, de la réécriture des faits historiques récents, notamment le génocide rwanda is, tel qu’il est présenté dans les romans de Jean Hatzfeld et de Gaël Faye. La figure historique de Staline, représentée dans Le divan de Staline de Jean- Daniel Baltassat, offre l’occasion d’examiner les frontières du roman historique, tandis que L’Insouciance de Karine Tuil transforme la réalité sociale en matière romanesque, proposant une radiographie critique du monde actuel. L’analyse du roman Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable met en lumière un jeu subtil entre autobiographie, fiction et intertextualité. Ainsi, cette partie montre que la littérature contemporaine reconfigure et réinvente l’histoire, confirmant que le dialogue entre fiction et histoire ne constitue jamais une véritable « liaison dangereuse ». La troisième partie, intitulée « Comptes rendus », réunit deux articles consacrés aux œuvres d’Abel Quentin et de Lilia Hassaine. Le premier propose une réflexion critique sur le roman Sœur d’Abel
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