Filiation protéiforme | 2026

47 Les (anti-)modèles parentaux. La filiation biologique entre déclin et travail de réparation Andreea DOBRESCU Université de l’Ouest de Timişoara, Roumanie Résumé : La filiation biologique, en tant que lien entre précurseurs et successeurs dont les rapports sont définis en termes de rapprochement ou de distanciation, d’identification ou de non-identification, évoque le premier élément constitutif de la personnalité de l’individu, structurant sa manière de se comporter et de (ré)agir. Dans cette optique, la filiation biologique explique les prédispositions naturelles de l’individu, héritier d’un bagage psychique, qui se laisse modeler par le reste de sa famille. À travers l’écriture de la filiation de Jean-Luc Coatalem, on constate une filiation se déclinant en fonction du rapport parent-enfant, instituant des relations (dys)fonctionnelles dans le cadre desquelles l’Autre représente un modèle ou un anti-modèle. Ainsi, à travers deux récits de Coatalem – Suite indochinoise : Récit de voyage au Vietnam (1999) et La part du fils (2019) – nous étudierons la figure du (grand-)père, en tant que pilier de la vie familiale, en tant que figure la plus importante dans la vie de l’enfant, pour nous attarder, par la suite, sur un cas particulier, le déclin de la filiation, causé par l’absence des figures masculines. Il est question plus exactement de l’absence physique ou psychique du (grand-)père, qui porte atteinte aux connexions généalogiques de l’enfant avec son ascendance. Le dernier point de notre analyse s’attachera à la question de la (en)quête familiale en tant que dispositif à combler les trous généalogiques et à surmonter les traumas transgénérationnels afin de réparer le monde familial. Mots-clés : Jean-Luc Coatalem , filiation , lien intergénérationnel , transmission , trauma héréditaire.

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