AGAPES FRANCOPHONES 2009

AGAPES FRANCOPHONES 2009 101 Dans le cas d’activités scientifiques tenues sous l’égide d’unités académiques de l’UQAM et se déroulant dans une autre langue que le français, l’Université voit à ce que les documents essentiels qui en émanent soient disponibles en français, dans des délais convenus. À l’UdeS, on n’oublie rien : ni la langue des demandes de subvention, ni celle des activités scientifiques et des publications, ni le développement nécessaire de la terminologie en français : Dans le cas d’une demande rédigée dans une autre langue, la professeure ou le professeur ou l’étudiante ou l’étudiant doit joindre à la demande un titre et un résumé substantiel de la demande en français. […] Le français est la langue de toutes les activités scientifiques placées sous l’égide de l’Université, qui se déroulent sur ses campus au Québec, à l’exception de certaines activités scientifiques telles que congrès, colloques, etc., groupant des spécialistes non francophones ou animées par une conférencière ou un conférencier non francophone. […] l’Université encourage : 1) la chercheuse ou le chercheur à rendre disponibles des résumés en français de ses communications ou articles écrits en d’autres langues ; 2) des projets pilotes qui permettraient d’élaborer une banque de termes scientifiques en français. (7) On peut constater que, de façon générale, le texte des politiques linguistiques de ces trois universités n’insiste pas trop sur tous les détails de la recherche. En effet, on ne fait guère la distinction entre les communications orales et écrites, entre les communications primaires et de synthèse, entre la recherche proprement-dite et le transfert des connaissances. *** Devant la crainte que l’anglais n’envahisse complètement la recherche, il serait pourtant légitime de se poser la question de savoir si l’inquiétude est juste, si une langue unique est quelque chose de bon ou de mauvais. Nulle chose au monde n’étant fondamentalement bonne ou mauvaise, les opinions sont partagées dans ce sujet aussi. Il y a des voix qui considèrent la langue comme élément identitaire et qui privilégient donc la dimension éthique et font ressortir les risques épistémologiques de la production de la science en langue étrangère, mais il y a aussi des voix qui sont d’avis que la langue est un simple instrument, à travers lequel c’est la science qui parle.

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