AGAPES FRANCOPHONES 2009
AGAPES FRANCOPHONES 2009 167 Exposants du vice au plus haut degré, les Maîtres du XVIII e siècle porteront à la perfection un apprentissage crépusculaire : l’apprentissage de l’érotisme. Un apprentissage obscur, dont le rapport entre le disciple et le maître est vivement conseillé par ce dernier. Le maître fascine le disciple par le savoir qu’il est censé renfermer, de même que le disciple attise la curiosité du maître par la matière première qu’il lui fournit: un corps neuf, qui fourmille de potentialités, un corps sur lequel se forgeront des expériences multiples à travers un apprentissage à des finalités mi-cachées au disciple. Ce qui l’innocentera, ne serait-ce qu’en partie. Les expériences qui se forgent sur le novice tout comme sur un palimpseste du savoir viennent juste de commencer… « À présent que je m’en suis amusé[e], il est juste que le public ait son tour … » (Lettre LXXI, p. 195) Texte de référence CHODERLOS de LACLOS, Pierre. Les Liaisons dangereuses, préface : Béatrice Didier. Sarthe : Le Livre de Poche, 1989. Bibliographie BAYARD, Pierre. Le paradoxe du menteur : sur Laclos. Lonrai : les Éditions de Minuit, 1993. DELON, Michel. « L’ottomane et la chaise longue ». Europe , janvier-février 2003, n° 885-886 : 34-45. DENEYS-TUNNEY, Anne. Écritures du corps: de Descartes à Laclos . Paris : PUF, 1992. FONTANA, Biancamaria. Politique de Laclos. Paris : Éditions Kimé, 1996. GOLDZINK, Jean. « Liaisons et chimères ». Europe , janvier-février 2003, n° 885- 886 : 46-56. SETH, Catriona. « Elle est à moi… ». Europe , janvier-février 2003, n° 885-886 : 81-94. VERSINI, Laurent. « Le roman le plus intelligent » : Les Liaisons dangereuses de Laclos. Paris : Honoré Champion, 1998.
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