AGAPES FRANCOPHONES 2010

Préambule Le colloque francophone annuel organisé par le Département des Langues Romanes de l’Université de l’Ouest de Timi ş oara, « Contributions roumaines à la francophonie », propose aux chercheurs et aux enseignants roumains et étrangers la mise en commun, dans une démarche systémique et analytique, des réflexions susceptibles d’appréhender la complexité du phénomène francophone. Les volumes Agapes francophones , ici le quatrième – 2010, édités par notre Département et le Centre d’Études Francophones, réunissent les actes du colloque national susmentionné qui jouit chaque année d’un intérêt international. Les sections du présent volume suivent les trois axes de recherche ouverts par le colloque : études littéraires, linguistique et didactique du FLE / FOS, en regroupant à la fin des comptes rendus et de brèves présentations des publications du Centre d’Études Francophones. I. Études littéraires Ilona Balázs se penche sur le statut du narrateur créé par Jean-Philippe Toussaint dans le roman L’Appareil photo et dans son adaptation cinématographique La Sévillane. L’auteure privilégie l’analyse des relations que le narrateur, en tant que porte-parole du récit, entretient avec le monde romanesque et avec le récepteur, qu’il soit lecteur ou spectateur. Dans son article intitulé Traduire Ionesco, Andreea Gheorghiu compare plusieurs versions roumaines des pièces de Ionesco et constate le haut « potentiel de retraduction » (i.e. re-création y compris par une démarche traductive) de l’œuvre de cet écrivain « doublement bilingue ». Elena Ghi ţă s’intéresse à l’œuvre foisonnante du poète québécois Renaud Longchamps et distingue la récurrence d’un élément thématique (la vie) qui permet de saisir la cristallisation progressive d’un idiolecte poétique original. Floarea Mateoc présente dans la première partie de son étude les vagues de l’exil littéraire roumain en France et, le long de la seconde partie, elle choisit quelques écrivains qui se sont colletés avec la langue française. La description de leurs épreuves permet d’étudier leurs rapports avec « cet idiome d’emprunt », d’en relever les vertus, d’analyser « le fait d’écrire » en français.

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