AGAPES FRANCOPHONES 2010

Université francophone à 95 %? Luminita PANAIT Université de Montréal Canada Résumé. Les questions que nous nous posons sont de savoir quels seraient les paramètres qui définissent le statut francophone d’une université. Ce statut francophone est-il une valeur quantifiable? Si oui, peut-on par une politique linguistique universitaire augmenter le pourcentage de francophonie d’une université? Si non, est-il possible pour une université de perdre ce statut, en absence d’une politique linguistique? Parmi l’administration, l’enseignement et la recherche, quels secteurs seraient définitoires pour le caractère francophone de l’établissement? Abstract. The questions we raise are intended to reveal the parameters defining the francophone status of a university. Is this francophone status a quantifiable value? If yes, could we increase the percentage of francophone of a certain university? If not, could a university loose this status, in the absence of a linguistic policy? Which sector defines the francophone character of an establishment: the management, the teaching or the research areas? Mots-clés : Politique linguistique universitaire, université de langue française, mondialisation, langue de l’enseignement, langue de la recherche Keywords: University language policy, French speaking university, globalization, language of instruction, language of research La loi modifiant la Charte de la langue française de 2002 a enjoint les établissements universitaires québécois de se doter d’une politique relative à l’emploi et à la qualité de la langue française. Cette politique linguistique universitaire en faveur du français devait s’appliquer aux trois grandes sphères d’activité d’un établissement universitaire, à savoir l’administration, l’enseignement et la recherche, et réaffirmer de façon claire le statut francophone de l’établissement. En analysant de plus près l’Université du Québec en Outaouais (UQO), nous avons trouvé une situation problématique : l’existence de formations offertes en anglais, formations suivies par 5 % du total des étudiants de l’UQO. Ces programmes ont été le sujet de vifs débats, lors de l’élaboration des différentes politiques linguistiques qui se sont succédé à l’UQO depuis 2004.

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