AGAPES FRANCOPHONES 2010
AGAPES FRANCOPHONES 2010 154 Les questions que nous nous posons sont de savoir quels seraient les paramètres qui définissent le statut francophone d’une université. Parmi l’administration, l’enseignement et la recherche, quels secteurs seraient définitoires pour le statut francophone de l’établissement? Ce statut francophone est-il une valeur quantifiable? Doit-on qualifier alors l’UQO d’université francophone à 95 %? Peut-on, dans ce cas, augmenter son pourcentage de francophonie par une politique linguistique universitaire? Ou bien, si le statut n’est pas quantifiable, est-il possible pour une université de perdre ce statut, en absence d’une politique linguistique? Nous trouverons des éléments de réponse en analysant les problèmes posés par l’existence des formations en anglais, ainsi que la manière dont les politiques linguistiques successives de cet établissement ont géré l’existence de ces formations. Problématique des formations offertes en anglais En 1995, l’UQO a offert la première Maîtrise en gestion de projets en anglais, pour faire suite à des demandes ponctuelles formulées par des gestionnaires anglophones. Ces cours étaient fréquentés surtout le soir ou en fin de semaine, dans les locaux du ministère de la Défense et très rarement sur le campus de l’UQO, par des professionnels du Ministère. La réputation de ces cours n’a cessé de croître et, depuis 1998, les formations universitaires en anglais sont offertes à l’UQO dans le domaine de la gestion et de la comptabilité, aux cycles supérieurs. À partir de l’automne 2001, le profil des étudiants s’est modifié considérablement, la plupart étant des étudiants à temps plein. Selon l’UQO, à l’automne 2006, on compte un pourcentage de 5 % d’étudiants inscrits dans les formations en anglais. Il y avait une dizaine d’enseignants qui donnaient des cours dans ces formations. Il est à souligner le fait que les formations qui se donnent en anglais existent aussi en français, dans le cadre des mêmes programmes, sanctionnés par les mêmes diplômes. Un Comité aviseur [consultatif] sur la formation en langues autres que le français à l’UQO a été créé à l’automne 2001, dans le but de mener une réflexion sur la situation des formations offertes en anglais à l’UQO. Le comité a examiné la situation chiffrée de l’offre de formations en anglais, le profil linguistique et motivationnel des étudiants inscrits à ces formations, et l’avis des responsables des programmes et du personnel impliqué dans le service aux étudiants.
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