AGAPES FRANCOPHONES 2010

AGAPES FRANCOPHONES 2010 155 Aspects visant la langue de l’enseignement Les formations offertes en français sont suivies presque exclusivement par des francophones, alors que celles offertes en anglais sont suivies par des anglophones, des francophones et des allophones. Selon les réponses reçues aux questionnaires, les francophones qui s’inscrivent dans les cours en anglais le font soit dans l’espoir d’obtenir des avantages professionnels après une formation en anglais, soit parce que les employeurs leur paient la formation en anglais, soit pour des contraintes horaires, soit pour pouvoir suivre les cours avec des amis non francophones. Dans le cadre de ces formations, l’anglais est la langue du discours en classe, la langue des manuels, ainsi que la langue des travaux des étudiants. Dans le sondage effectué auprès des étudiants, il résulte que les anglophones se déclarent généralement mécontents ou insatisfaits du manque de compétences linguistiques chez certains enseignants. Il paraît qu’il est impossible de gérer cet aspect, surtout parce que la connaissance de l’anglais n’est pas prévue dans les conventions collectives. Les enseignants qui ne maîtrisent pas l’anglais essaient donc de composer avec la situation et s’adaptent aux nouvelles exigences chemin faisant. Aspects visant la langue de l’administration L’existence des formations en anglais n’affecte pas uniquement la langue de l’enseignement, mais aussi celle de l’administration. En effet, 67 % des répondants (anglophones, francophones et allophones confondus) déclarent utiliser l’anglais dans leurs contacts avec l’administration de l’université. Dans les commentaires personnels des répondants revient l’idée que la documentation à l’intention des étudiants anglophones est presque inexistante, au point que certains étudiants se sentent même exclus de la vie universitaire de l’UQO. Lors de la rencontre avec le personnel administratif, les discussions se sont constituées autour des difficultés que le personnel perçoit dans son travail du fait de la présence d’étudiants incapables de s’exprimer en français. Le personnel estime qu’il faut « de trois à six fois plus de temps » pour s’occuper d’un étudiant qui ne parle pas français par rapport au temps normalement alloué à un étudiant francophone. Cet écart provient du manque de documentation en anglais, qui oblige le personnel à tout expliquer de vive voix, pour les anglophones et pour les allophones. Les revendications générales du personnel représenté à la discussion concernent la nécessité de l’existence de la documentation en anglais, dans

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