AGAPES FRANCOPHONES 2010
AGAPES FRANCOPHONES 2010 156 le but de faciliter leur tâche, et l’identification claire des postes qui sont bilingues, afin de ne pas abuser de ceux qui sont compétents en anglais. En effet, comme tous les employés des services administratifs ne parlent pas anglais, il se crée une pression certaine sur ceux d’entre eux qui sont capables de communiquer efficacement en anglais, surtout parce que les étudiants tendent à s’adresser toujours à la même personne qui les a servis une fois, indépendamment de ses champs de compétence. Après discussions et analyse, le Comité a essayé de trancher dans la problématique idéologique créée. Il a retenu deux questions principales : 1. Quel est l’intérêt fondamental pour l’UQO d’offrir des programmes ou des cours en anglais ou dans une langue autre que le français? 2. Comment s’assurer, si l’offre de ces activités est maintenue ou même développée à l’UQO, que l’Université n’y sacrifiera pas son identité d’institution francophone et qu’elle ne participera pas ainsi à un certain mouvement d’assimilation des allophones ou des francophones dans la région? Pour le premier aspect, les avantages seraient liés surtout au rayonnement de l’université et au volet international de sa mission. Ainsi, en lien aussi avec le deuxième aspect, le Comité en arrive à émettre quelques recommandations. Dans la première, le vice-recteur affirme que, puisque l’Université ne peut se permettre d’offrir des services complets en anglais, à cause de raisons financières, mais aussi idéologiques, elle doit cesser d’admettre des étudiants aux versions anglaises des programmes, et ce, dès l’été 2004. Pour accompagner les étudiants déjà inscrits dans les programmes en anglais, le vice-recteur recommande, dans un deuxième temps, de désigner, sur une base temporaire, une personne-ressource. La troisième recommandation vise à développer une spécialisation en gestion des projets internationaux dans le cadre de la Maîtrise en gestion de projet. Dans la quatrième recommandation, on exprime le souhait que la politique linguistique qui allait être promulguée ait des dispositions claires quant aux exigences de connaissance du français de la part des personnes embauchées par l’UQO. Il n’y a toutefois aucune mention supplémentaire à cet égard : on ne peut pas saisir par exemple si le personnel de recherche, les stagiaires post-doctoraux et les conférenciers invités seront visés par cette exigence. La cinquième recommandation propose, à titre indicatif, que les activités en langues autres que le français ne dépassent pas 10 % des crédits du premier cycle et 30 % des crédits des cycles supérieurs. C’est une recommandation
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