AGAPES FRANCOPHONES 2010

AGAPES FRANCOPHONES 2010 157 qui a suscité des réactions, surtout parce qu’elle en contredit la première, mais aussi parce que 30 % des crédits aux cycles supérieurs pourraient signifier beaucoup trop, par exemple tous les cours au doctorat ou la plupart des cours à la maîtrise. Dans la sixième recommandation, on trouve l’obligation de dispenser toute activité dans une langue autre que le français uniquement si une activité similaire est dispensée au même trimestre en français. C’est une recommandation assez dangereuse elle aussi, car, si le même cours est donné à la fois en français et en anglais, les étudiants francophones auront tendance à prendre le cours en anglais, pour toutes sortes de raisons, pour se familiariser avec la terminologie anglaise, pour améliorer l’anglais général, pour avoir une éventuelle promotion au travail, etc. La septième et dernière recommandation instigue à baliser l’accès des étudiants qui ne communiquent pas en français aux formations offertes par l’UQO. Ceux-ci devraient être regroupés en cohortes fermées et ils n’auraient pas accès aux services offerts sur le campus. *** Dans ce qui suit, nous présenterons un bref aperçu de la manière dont les quatre politiques linguistiques universitaires de l’UQO ont géré l’existence de ces formations. La politique linguistique provisoire de 2004 La première version d’une politique linguistique universitaire à l’UQO, au sens donné à ce concept par la Charte de la langue française , remonte à l’année 2004. Son objectif se limite à « promouvoir la maîtrise, le perfectionnement et l’usage de la langue française. » (Université du Québec en Outaouais 2004, 1) On ne fait référence ni à l’objectif d’assurer l’usage de la langue française, ni aux conditions d’utilisation d’autres langues. Les employés ont le droit de travailler en français. Pourtant, il n’y a aucune obligation prévue, ce qui laisse la porte ouverte aux professeurs qui enseignent en anglais dans le cadre des programmes qui font l’objet de la présente communication. Le français est la langue normale de l’enseignement, il est possible que l’enseignement se fasse dans une autre langue, en accord avec les règlements et les politiques en vigueur ou dans le cas des ententes avec des institutions hors Québec. C’est une politique linguistique assez sommaire, qui se limite aux grandes lignes suggérées par la Commission Larose et par le modèle de politique linguistique de l’Université du Québec.

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