AGAPES FRANCOPHONES 2010
AGAPES FRANCOPHONES 2010 236 Le troisième sous-chapitre, intitulé « Genèse et formation du canon laïc » trace l’évolution du canon laïc, une grande importance étant accordée à l’Epoque des Lumières qui anticipe le nouveau canon – le canon romantique, qui se construit pour la première fois sur le processus de décanonisation. Le chapitre s’achève sur une analyse des « deux théories apparentées : horizon d’attente / canon littéraire » qui met en évidence les ressemblances et les différences qui existent entre les deux notions. La deuxième partie de cet ouvrage, dédiée au Groupe de Coppet et au rôle que celui-ci a joué dans la construction / déconstruction des canons esthétiques, comporte deux chapitres : « Quelques jalons d’histoire littéraire » et « Les traits du Groupe de Coppet ». Le premier chapitre commence par une courte présentation du Cénacle littéraire, constitué autour de Mme de Staël et regroupant de grandes personnalités politiques et littéraires de l’époque. Le chapitre continue avec la présentation des étapes de l’évolution du Groupe de Coppet : a) 1786-1792, époque caractérisée par un grand intérêt pour la politique et par le goût pour la conversation ; b) 1804-1810/11, période considérée l’apogée du Cénacle, riche en « réunions, débats, polémiques, traductions, parutions de livres et d’articles, représentations théâtrales, expériences dramatiques » (85), pendant laquelle la littérature et l’esthétique deviennent les sujets préférés donnant naissance à de nouvelles théories ; c) 1812-1817, années marquées par l’exil de Mme de Staël et par le goût pour la politique ; d) 1817-1820/21, étape pendant laquelle les membres attribuent une importance particulière aux traductions des grandes œuvres dramatiques et aux préoccupations de formuler de nouveaux canons esthétiques. Dans le troisième sous-chapitre, l’auteur passe en revue les membres du Groupe de Coppet : le noyau (ou les Coppétiens) ; « les membres flottants » (qui à un moment donné ont fréquenté le cénacle) ; « les lettrés visiteurs ou les participants aux réunions itinérantes qui ont eu lieu à travers toute l’Europe » ; « les correspondants » ; « les non-écrivains ». Malgré son cosmopolitanisme, le Groupe de Coppet est unitaire grâce à ses caractéristiques, communes à tous les membres : « le goût pour la polémique, l’intérêt pour l’actualité littéraire, l’esprit iconoclaste, le goût pour la conversation et les expériences théâtrales, l’analyse politique, l’esprit œcuménique » (98). Le chapitre continue avec la présentation des « formes des manifestations intellectuelles du Groupe de Coppet » : les traductions (surtout les traductions théâtrales) dont le but était de « synchroniser le goût esthétique
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