AGAPES FRANCOPHONES 2011

Traduzadapter. La traduction en-jeu dans l’œuvre de João Guimarães Rosa Germana HENRIQUES PEREIRA DE SOUSA Département de Langues étrangères et Traduction – LET/IL Université de Brasília – UnB Brésil Résumé. L’œuvre de l’écrivain brésilien Guimarães Rosa paraît poser d’emblée un double problème, celui des limites de l’écriture et de la lisibilité de l’art, et, par là même, celui de sa traduction. Selon Haroldo de Campos, l’œuvre de Rosa s’imposerait comme un paradigme de l’intraduisibilité et, par raisonnement inverse, l’impossibilité de traduction ouvrirait l’horizon d’une recréation poétique, c’est-à-dire, d’une nouvelle information esthétique dans une autre langue (Campos, 1969). En effet, l’intense correspondance entre Rosa et ses traducteurs atteste à la fois la reconnaissance de la part de l’auteur de l’immense travail que représente la traduction de son œuvre et le désir de faire partie du processus traductologique en se mettant à la disposition du traducteur pour contribuer à l’élucidation du sens. À partir de ces considérations, et au-delà du problème de la traduisibilité posé par l’œuvre de Rosa, il nous intéresse ici de formuler une autre question : une fois posées [à défaut d’être résolues ?] les questions linguistiques, comment le traducteur de Rosa en langue française aborde la problématique de la représentation de l’oralité dans la littérature rosienne ? Abstract. The work of the Brazilian writer João Guimarães Rosa poses a twofold problem: the limits of writing and readability of literary art, and hence, the limits of its translation. According to Haroldo de Campos, Rosa’s work would offer a paradigm of untranslatability, and opposite reasoning, the impossibility of translation would open the horizon of a poetic re-creation, that is, of new aesthetic information in another language (Campos, 1969). Indeed, the intense correspondence between Rosa and his translators attests to both the recognition by the author of the immense work involving the translation of his work and the desire to be part of the translating process, by making himself available to the translator to assist in the elucidation of meaning. From these considerations, and beyond the problem of translatability posed by the work of Rosa, it is of interest here to make another question: once the linguistic issues are formulated when asked how the translator of Rosa into French addresses the issue of representation of orality in his literature? Mots-clés : Guimarães Rosa, (in)traduisibilité, traduction de l’oralité Keywords : Guimarães Rosa, (un)translatability, translation of orality

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