AGAPES FRANCOPHONES 2011

E. Arjoca-Ieremia, C. Avezard-Roger, J. Goes, E. Moline, A. Tihu (éds.), Temps, aspect et classes de mots: études théoriques et didactiques , Arras : Artois Presses Université, 2011. Le volume Temps, aspect et classes de mots : études théoriques et didactiques réunit les contributions des participants à la VII ème édition du colloque franco-roumain de linguistique, co-organisé tous les deux ans par le Centre de Recherches Grammatica de l’Université d’Artois et la Chaire de français de l’Université de l’Ouest de Timi ş oara. La vaste thématique du temps et de l’aspect est abordée dans de nombreux travaux concernant tant le français que le roumain. Ce que cet ouvrage apporte de nouveau, c’est l’angle sous lequel est abordée la question : d’une part, les trois thèmes annoncés dans le titre sont abordés non seulement d’un point de vue théorique, mais aussi didactique ; d’autre part, ces thèmes sont abordés en relation les uns avec les autres. Comme les éditeurs le signalent dans l’introduction, les articles réunis dans le volume peuvent être regroupés selon trois grandes orientations : les classes de mots et leurs rapports au temps et à l’aspect ; les différentes formes verbales et leurs valeurs aspectuelles, temporelles et/ou modales ; la linguistique comparative et contrastive appliquée au domaine roumain- français. La question des informations temporelles et aspectuelles portées par les différentes classes de mots est traitée dans un premier groupe d’articles. Nelly Flaux et Dejan Stosic étudient les « noms d’idéalités » comme sonate , poème , roman , etc., et, s’appuyant sur l’examen de la combinaison de ces noms avec un certains nombre de prépositions, soutiennent que leur « degré d’événementialité » est moindre que celui des noms d’événements. Jan Goes s’intéresse aux adjectifs de repérage temporels, identifiés parmi les adjectifs non-prédicatifs : ancien , actuel , défunt , etc. Il s’interroge sur le type de rapport que ces adjectifs établissent avec les adjectifs qualificatifs correspondants et conclut qu’il ne s’agit pas d’homonymie, mais d’un comportement syntactico-sémantique particulier des mêmes adjectifs. L’article de Dany Amiot et Dejan Stosic traite des valeurs des verbes déverbaux du français formés à l’aide de suffixes tels que –eter ( voleter ), – oter ( siffloter ), –asser ( rêvasser ), –onner ( mâchonner ), etc. et montre qu’elles ont une double dimension, aspectuelle (pluralisation interne du procès) et évaluative (les procès désignés respectivement par les verbes suffixés et leurs bases ne sont plus conçus comme identiques). Véronique Lagae st Injoo Choi-Jonin analysent la préposition dès , à laquelle elles attribuent une valeur fondamentalement temporelle. Cette préposition peut construire un point de départ ou localiser uniquement le

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