AGAPES FRANCOPHONES 2011
AGAPES FRANCOPHONES 2011 346 procès. Elle peut en outre véhiculer une présupposition de précocité par rapport à une norme, ce qui lui confère une valeur argumentative de causalité immédiate. Les articles d’Alexandra Cuni ţă , Danièle van de Velde, Estelle Moline, Ligia Stela Florea, Cyril Aslanov et Elena Comes et Florica Hrubaru sont regroupés autour de la question des valeurs temporelles, aspectuelles et/ou modales des différentes formes verbales. Alexandra Cuni ţă se penche sur la question de la temporalité en tant que facteur essentiel de la cohérence textuelle. L’auteure montre qu’au niveau textuel les divers marqueurs aspectuo-temporels interagissent les uns avec les autres, ce qui conduit à l’apparition de conflits sémantiques, résolus grâce au principe de la cohérence textuelle. Danièle van de Velde traite de la compatibilité des prédicats d’état résultant avec des adverbes de manière orientés vers le sujet: Ma voiture est soigneusement réparée . Estelle Moline s’intéresse à l’interprétation de la relation entre une forme gérondive et le verbe qui la régit. Elle considère que les deux valeurs temporelles attribuables à cette relation, repérage et concomitance, sont des valeurs par défaut et énumère les indices linguistiques contribuant à son interprétation, résultés essentiellement de la confrontation du contenu lexical des prédicats utilisés avec le contexte. La contribution de Ligia Stela Florea traite d’un des emplois modaux du futur antérieur nommé « futur expansif » ou « futur de bilan » dont l’auteure propose une approche inspirée à la fois de la pragmatique procédurale genevoise et des travaux de Reichenbach. Cyril Aslanov étudie l’emploi du futur proche ou simple en fonction de passé perfectif en français contemporain. Il s’interroge dans quelle mesure ce phénomène constitue l’actualisation d’une tendance structurelle systématisée dans certains dialectes de l’occitan ainsi qu’en catalan, où le tour anar + infinitif, ayant subi un processus de grammaticalisation, est employé en tant que parfait périphrastique. Elena Comes et Florica Hrubaru analysent l’expression de l’accompli dans le verbe roumain en le comparant au français. Elles montrent que l’auxiliaire a avea , qui sert à réaliser le passé composé, est concurrencé pour certains verbes, qui indiquent le passage du sujet d’un état à l’autre, par l’auxiliaire a fi , le passé composé ainsi construit exprimant l’état résultant. L’auxiliaire a fi sert également à construire une forme composée de plus-que-parfait pour la même catégorie de verbes. Enfin, les articles de Jean-Marc Mangiante, Adina Tihu, Maria Ţ enchea et Eugenia Arjoca-Ieremia poursuivent une démarche à la fois comparative et
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