AGAPES FRANCOPHONES 2013
13 Préambule Au mois de mars 2013, nous avons fêté l’édition anniversaire, la dixième, du Col- loque International d’Études Francophones CIEFT à Timişoara, dont l’organisateur est traditionnellement la Chaire de Français du Département des Langues et Litté- ratures Modernes de la Faculté des Lettres, Histoire et Théologie de l’Université de l’Ouest de Timişoara. Étant donné l’importance de cemoment anniversaire, un petit regard rétrospectif s’impose. Au fil du temps, il y avait eu, à la Chaire de Français, des réunions scientifiques intéressantes, mais elles avaient, malheureusement, un caractère sporadique. En revanche, sous la bannière de la francophonie, les enseignants de français ont pu prendre, il y a dix ans, la décision d’organiser chaque année un colloque dédié à l’esprit francophone, qui puisse animer l’univers des recherches en littératures fran- çaise et francophones, en linguistique française et contrastive (domaine roumain- français), en didactique du FLE, ainsi que des recherches dans le domaine des tra- ductions. Les objectifs pratiques poursuivis étaient et sont encore bien divers : offrir aux chercheurs et enseignants de FLE (universitaires et enseignants du secondaire) l’occasion de présenter leurs dernières recherches ; inviter des collègues enseignant l’italien et l’espagnol au Département des Langues romanes, dont faisait également partie la Chaire de français, à participer aux colloques de la francophonie avec des interventions mettant en jeu les relations profondes entre les langues et les cultures française, italienne et espagnole ; inviter lesmeilleurs étudiants àprésenter des frag- ments de leurs mémoires de maîtrise. Peu à peu, ces colloques ont connu un écho international de plus en plus large, d’autant plus que l’on a commencé à proposer des thèmes uniques pour chaque ren- contre, de sorte que les CIEFT annuels ont contribué au rayonnement de l’esprit de partage, d’exigence et de convivialité propre à la francophonie. Le colloque de 2013 a eu pour thème « le / les Voyage(s) » et le présent volume réunit les contributions issues des travaux présentés lors de cette édition anniver- saire. On a longtemps vu traiter le voyage dans une perspective strictement géogra- phique et territoriale ou, dans le meilleur des cas, comme aventure de l’esprit, ac- compagnée d’enrichissement de connaissances. L’édition 2013 du colloque de Ti- mişoara a souhaité mettre en lumière les réseaux humains, l’autoscopie, les dé- marches scripturales et psychologiques, les configurations / les métaphores de la route (de la chaussée, du chemin, de la voie, du sentier) et les connexions concep- tuelles qui expliquent la métamorphose du voyage en une transversalité aussi intérieure qu’extérieure qui permette un abord au moins interdisciplinaire, sinon transculturel. Le sens de cette transformation est que voyager chez les romantiques n’est pas la même chose que chez les postmodernes, tout comme le voyage du mot / de la parole en sémantique n’équivaut pas toujours à la circulation des vocables d’une langue à l’autre.
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