AGAPES FRANCOPHONES 2013

1 Voir A. Petitjean et M. Kim (2012). 365 Voyage à travers le texte littéraire en classe de FLE : l’exemple du Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo Mina K IM Université de Lorraine (CREM – EA 3476), France Résumé . Les apprenants de Français Langue Étrangère (surtout ceux du département de français à l’université de Corée) peuvent faire l’expérience de l’altérité et de la diversité cul- turelle dans leurs rapports à la littérature francophone car elle permet de rencontrer des images virtuelles de Soi et des Autres. Dans un premier temps, il s’agit de définir demanière brève la place de la littérature dans les universités sud-coréennes. Afin d’en faire la mise en pratique dans la classe, nous avons ensuite choisi le roman de Victor Hugo, Le Dernier jour d’un condamné , qui est moins connu enCorée que LesMisérables ou Notre-Dame de Paris . Ce faisant, nous prouverons, en outre, que les messages et les codes que la littérature véhi- cule peuvent susciter un important travail sur la langue et ses variations. Abstract . Learners of French as a foreign language (especially those of the Department of French at the Korean University) can experience the otherness and the cultural diversity in their relation to Francophone literature, because it allows them to meet virtual images of the Self and the Other. At first, we will try to briefly define the role of literature in South Korean universities. Then, for its implementation in the classroom, we chose the novel The Last Day of a Condemned by Hugo, which, compared to Les Misérables and Notre-Dame de Paris is rather unknown in Korea. In doing so, it will prove that the messages and codes conveyed by literature can further generate important work on language and its variations. Mots-clés : Soi et Autre, étudiant coréen en FLE, texte littéraire, Le Dernier jour d’un con- damné, ville de Paris Keywords : Self and Other, Korean student in French foreign language, literary text, The Last Day of a Condemned, city of Paris Pour commencer, nous nous référons auxœuvres littéraires traduites du français au coréen et aux études effectuées par les chercheurs coréens et publiés en Corée, et à Mi-hae Lee (1992) dont la thèse a été consacréé à l’Histoire de la réception de la littérature française en Corée du Sud de 1896 à 1990 . Jusqu’en 1990, les œuvres de 575 écrivains français ont été traduites en coréen et il y a eu des recherches sur 275 écrivains français, parmi lesquels 192 ont été à la fois traduits et étudiés (Lee, 1992, 12–13). Néanmoins, ce qui est remarquable, c’est qu’il n’y a pas beaucoup d’études sur V. Hugo en millieu universitaire (articles, mémoires, thèses). Même dans la re- vue coréenne Enseignement de Langue et Littérature Françaises fondée en 1991, on ne peut voir qu’un seul article sur V. Hugo 1 . On observe également, dans l’une des revues les plus représentatives en Corée, Langue et Littérature Françaises – dont le premier numéro est paru en 1966 et le dernier numéro 87 jusqu’à maintenant – qu’il y a 12 articles sur V. Hugo : 7 études sur sa poésie (1974, 1995, 1996, 1998, 1998, 1999, 2003), 3 études sur son roman (1999, 2003, 2003), une étude sur son théâtre (2010) et une étude sur son univers littéraire (1995). Il semble qu’il soit un écrivain peu étudié en Corée par rapport à sa renommée en France, tandis que son roman, Les Misérables a été traduit pour la première fois en 1910. Cependant, les études sur lui ont été relativement tardives, si l’on considère ces deux revues.

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