AGAPES FRANCOPHONES 2014
Le contenu culturel dans les textes destinés à l’enseignement des langues étrangères _____________________________________________________________ 321 Dans plusieurs pays asiatiques les étudiants ou les présents tapent sur les tables pour remercier le professeur ou le conférencier et exprimer leur satisfaction quant à ce qu’ils ont écouté. Dans d’autres pays, cette conduite reflète le refus et la colère. À cause de leur tempérament, les Arabes, les Africains et les Latinos ont l’habitude de faire beaucoup de gestes en parlant, en vue d’être plus expressifs. Ce comportement est mal vu dans plusieurs pays du nord, y compris en Russie et il est considéré comme un signe d’impolitesse. Il faut bien comprendre ce comportement dans la réalité ou quand il est décrit dans un texte pour réagir correctement face aux représentants de ces peuples. Les activités complémentaires pourraient aussi représenter un bon cadre pour faire connaissance avec la culture de la langue étudiée. Les étudiants doivent participer aux activités des clubs et des cercles de langue, de littérature et de civilisation, fréquenter les bibliothèques et assister aux soirées et aux rencontres littéraires et musicales. Les données sur la culture étrangère présentées dans les textes ne doivent pas avoir le caractère de propagande. Elles ne doivent pas aussi refléter une attitude négative envers le peuple et le pays. Les textes doivent avoir une approche objective qui accentue les côtés positifs et la richesse de la culture et du caractère national du peuple. Toute propagande religieuse et idéologique doit être exclue. Conclusion L’enseignement des langues étrangères peut servir comme base à l’approfondissement de la compréhension mutuelle entre les différents peuples. Le caractère national de la culture n’exclue jamais les interactions des différentes cultures. Le contact et le dialogue enrichissent les cultures, incitent le respect de l’autre, forment « la culture générale, humaine et mondiale » et aident l’humanité à éviter les conflits et les guerres (Kocromarov 1994). Le dialogue des cultures doit s’effectuer sur une base démocratique et humaine, sans exclusion et sans sentiments de supériorité. Il faut traiter les cultures nationales sur le même pied d’égalité, en les considérant toutes comme intéressantes, riches et utiles à la culture mondiale. Ainsi, l’enseignement des langues étrangères doit aider l’étudiant à acquérir des compétences linguistiques, culturelles et interculturelles afin de le préparer à entrer en contact avec des personnes appartenant à d’autres cultures et à établir des relations avec elles. Ceci lui permet de comprendre, d’accepter et de respecter ces personnes qui ont des comportements, des attitudes, des idées, des valeurs et des points de vue différents. L’enseignant de langue étrangère ne doit pas se limiter à présenter des données sur un pays ou un peuple ou une culture étrangère, mais il doit plutôt créer chez les apprenants des points de vue sur cette culture. Ils doivent apprendre à analyser les stéréotypes et les préjugés contenus dans un texte et être conscients que leurs propres préjugés doivent être remis en cause, car ils ont un fondement émotionnel et non pas rationnel. Le complexe d’infériorité ou de supériorité, le manque de respect et le sentiment de haine que l’étudiant pourrait éprouver envers le peuple, le pays et la culture de la langue étudiée est le résultat de malentendus et de préjugés. Ceci montre l’importance de la compétence interculturelle que l’étudiant doit acquérir en apprenant une langue étrangère.
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