AGAPES FRANCOPHONES 2022

Affaire transdisciplinaire du politiquement in.correct. Sur la numération binaire, le français non-binaire et sur le discours de la non.binarité _____________________________________________________________ 39 épargnées : Le Schtroumpf noir de Peyo (aux États-Unis par Purple Smurfs ), même pire, elles sont promises à l’autodafé (au Canada, Tintin , Astérix et d’autres). Même possible dans certains cas, l’hypothèse de l’appropriation culturelle ne peut pas être tenue comme absolue. Il est possible qu’on reproche aux Japonais l’intention d’« enlever » Sisyphe «(série sur Netflix, 2021), aux mouvement LGBT+ et « Ça va bien aller » (soutien face à la covid-19) l’entreprise de s’emparer des couleurs de l’arc-en ciel. Et si l’on parvient cela signifie qu’on tire des conclusions conjecturelles. Ce sont des controverses controversées telles que : trop blanche pour traduire une noire (c’est bien la situation de Marijke Rijneveld, traductrice néerlandaise de la poète afro- américaine Amanda Gorman, 2021). Bien que des préjugés perdurent, on observe néanmoins que l’air du temps permet d’envisager une coordination avec l’évolution des mentalités et des mœurs : un acteur noir dans un rôle de blanc (la série Arsène Lupin qui roule sur Netflix se situe au pôle opposé de Cabin in the sky ) ou, bientôt peut-être, un James Bond interprété par une jeune actrice américaine, et noire en plus (Forestier, Dantzig 2021, 16 : 22). Conclusion « La parole a été donné à l’homme afin de déguiser sa pensée » et « le regard afin de déguiser ce qu’il dit ». (Talleyrand, La confession de Talleyrand , p. 18) Dans les lignes qui précédent il a été souvent question de numérisation binaire et de (non-)binarité linguistique, de liberté d’expression et d’une pensée encore manichéenne, d’une certaine linéarité et de préjugés. En fait, il est toujours question de libre choix et de responsabilité 21 exercés à bon escient à l’encontre d’une novlangue qui garrotte les libertés des un.es en déliant la langue des autres. L’usage de mots, l’interprétation qu’on donne aux paroles que d’autres utilisent, l’attribution des sens ou des intentions reviennent à tou.tes. On se sert du langage pour exprimer sa pensée et pour la faire connaître aux autres quand et si elle mérite une telle dignité. Si l’on détourne une parole de sa destinée afin de déguiser sa pensée, cela peut être nécessaire et vital, possible/non-nécessaire et répréhensible. Comme forme de précaution, ce déguisement de la pensée lorsqu’on est tenu de se mettre à l’abri des menaces, de mauvaises intentions, etc. Si l’être humain est apte à paramétrer l’intelligence artificielle selon ses préférences et sa subjectivité, on conviendra que l’ordinateur fonctionne comme programmé d’usage, égal à lui- même intégrant la subjectivité d’un inventeur qui lui permet le deep learning . Si l’ordinateur est à même de s’actualiser, on devrait tou.tes emprunter ce chemin ; aussi bien les adeptes d’un héritage à respecter à la lettre, que les 21 Il ne s’agit pas d’un libre choix de tout et de tou.tes, parce que personne n’est tenu responsable pour son patrimoine génétique, pour le statut social de la famille dans laquelle il naît, et donc des chances à une bonne scolarisation etc. Cependant, à partir de la maturité, chacun devient responsable de son auto-développement, de son auto-éducation.

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