AGAPES FRANCOPHONES 2022

Florentin Ţ UCA Roumanie _____________________________________________________________ ϵϮ d’une loi adoptée en Caroline du Nord instituant la règle d’usage des toilettes conformément au sexe biologique (O’Neill 2022)). 3 . Le fait que le droit s’écarte de certains principes directeurs n’est pas (mais devrait être) une catastrophe. Détrompons-nous : lui, le droit, a toujours fait son chemin (il est vrai, dans les meilleures conditions) à distance derrière l’idéologie officielle à laquelle il a essayé de donner une certaine légitimité. Je me souviens que, lorsque j’étais étudiant et que j’entendais mon professeur Deak alléguer « les lumières et la sagesse du Législateur », mon esprit se figeait respectueusement, au garde-à-vous, en imaginant le «Législateur » – i.e. l’incarnation du conseil des sages de la cité – qui n’œuvre que pour notre bien suprême. Le passage du temps m’a fait comprendre que les choses ne se passent pas ainsi (j’aimerais croire – naïvement ? – que les choses ne se passent plus ainsi). En réalité, le «Législateur » est souvent (et surtout aux époques de déclin de la république), l’époux de dame la Politique Officielle, qui le manipule comme bon lui semble, parfois de son plein consentement. Rien de nouveau sous le soleil... Cependant, la situation actuelle devient particulièrement grave, au point que, sous l’énorme pression des courants « progressistes », le droit d’aujourd’hui semble aller à vau-l’eau ; pour preuve, les anomalies légiférées dernièrement à travers le monde ou qui sont sur les agendas des débats publics en vue de leur éventuelle légifération. Ces anomalies ne sont que les cellules cancéreuses ayant métastasé dans la société moderne : ainsi, aux États-Unis, au cours de l’intervalle 2020-2021, on a adopté 75 lois visant les jeunes transgenres (Cohen 2021) ; en Grande-Bretagne des rapports officiels enregistrent 5.500 enfants sur les listes des traitements administrés pour le changement de sexe (Owen et Edkins 2022), tandis que la procédure médicale de changement du sexe biologique est définie par un archevêque (un serviteur de l’Église !) comme un « périple sacré » ( sacred jurney ) du/de la jeune homme/femme en question (William 2022) ; aux États-Unis on est en train de débattre sur le droit de l’État de séparer de force de leurs familles les enfants dont les parents refusent d’accepter la décision [des mineurs] de « changer de sexe » (NCTSN, s.d. ; Daro 2017); le droit à l’avortement est qualifié par certains comme « un droit fondamental de l’homme » (Pop 2022) et l’Organisation Mondiale de la Santé préconise l’avortement sans condition quant à la durée de la grossesse (donc pour un droit à l’avortement y compris au neuvième mois de grossesse) ( France-Soir 2022) ; il y a même des informations récentes concernant un projet de loi en cours d’élaboration en Californie, qui dépénaliserait l’infanticide dans les sept jours suivant la naissance ( Miami Standard News 2022) ; l’« éducation » sexuelle (plutôt une anti-éducation faisant partie d’un programme d’endoctrinement enfantin) pervertit systématiquement les écoles d’outre-Atlantique (Trejo 2022) et devient obligatoire dans la plupart des États de l’Union européenne (Picken 2020), etc., etc. Même si les exemples ci-dessous ne relèvent pas de la juridiction roumaine, il y a un risque considérable que nous soyons frappés à notre tour

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