AGAPES FRANCOPHONES 2023

Kamishibaï – une technique pédagogique interactive pour travailler en classe de FLE le vocabulaire des crimes et des délits Cosmina Simona LUNGOCI Université de l ’Ouest de Timişoara, Roumanie Résumé. Kamishibaï est un mot japonais qui veut dire littéralement « théâtre de papier » : kami (« papier ») et shibaï (« théâtre »). Dans un petit théâtre en bois, appelé butaï , on fait glisser des images en lisant une histoire illustrée, créée à partir d ’ un thème ou d ’ un contexte. Héritier d ’ une longue tradition iconographique au Japon, le kamishibaï modern se développa réellement à partir des années 2000. Récemment, il a été introduit dans des écoles, étant de plus en plus promu ces dernières années, du fait qu ’ il permet des approches intégrées, inter et transdisciplinaires. Le but de notre recherche est de fournir aux professeurs des indications techniques, des pistes pédagogiques et des exemples pour l ’ utilisation du kamishibaï en classe de FLE de manière générale, mais aussi en vue de travailler le vocabulaire des crimes et des délits. Créer une histoire pour le kamishibaï permet de faire écrire les apprenants, interagir, dessiner et parler pour mettre en scène le scénario imaginé. Nous avons choisi cette technique pour intégrer le vocabulaire des crimes et délits en classe de FLE car ce champ sémantique peut être facilement contextualisé par rapport à des situations de la vie courante et se prête à l ’ usage du dialogue. Une analyse de contenu que nous avons menée sur les programmes scolaires de langue française pour les collégiens et lycéens, a mis en évidence le fait qu ’ il n ’ y a pas de références explicites et concrètes au champ sémantique des crimes, respectivement des délits. Cependant, des éléments lexico-grammaticaux intégrés à ce champ sémantique peuvent être mis en relation avec une série de contenus qui se réfèrent à la vie quotidienne, aux relations sociales, aux institutions et aux services publics, ainsi qu ’ à certains actes de langage. Abstract. (Kamishibaï – an interactive teaching technique to work on the vocabulary of crimes and misdemeanours in the FLE classroom). Kamishibaï is a word that originates in the Japanese language, which means “ paper play ” : kami ( “ paper ” ) and shibaï ( “ theater ” ). In a small wooden theatre called a butaï , images are slid around as an illustrated story is read, based on a theme or context. Coming from a deep iconographic tradition in Japan, the modern kamishibaï has known its true development starting from the early 2000s. It has recently been introduced in schools, being more and more promoted, because it allows integrated approaches, inter- and trans-disciplinary ones. The purpose of our study is to provide teachers with technical props, pedagogical trails, and examples of efficient use of the kamishibaï method in the classes of French in general, but also to integrate crime and criminal offenses vocabulary in teaching. Creating a story for the kamishibaï allows learners to write, interact, draw and speak to bring the imagined scenario to life. We chose this technique to integrate criminal and crime-related language in French lessons since this vocabulary can easily be contextualized in relation to daily life situations and it can also make use of dialogue. When conducting an analysis of the contents of the textbooks in use, for teaching French as a foreign language, we observed that there is little explicit reference made to the semantic field of crime and criminal offences. However, the lexico-grammatical elements integrated into this semantic field can be linked to a series of contents that refer to everyday life, social relations, institutions and public services, as well as certain speech acts.

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