AGAPES FRANCOPHONES 2025
10 pris en discussion réinvestissent la langue française pour exprimer des réalités culturelles locales et, ce faisant, la poésie devient un espace de résistance culturelle face à l’uniformisation. L’article s’intéresse à l’écriture qui reflète une certaine hybridité linguistique et identitaire (entre tradition et modernité). Le jeune chercheur roumain Claudiu Gherasim s’attarde dans son étude sur la notion d ’« enracinerrance », appliquée dans un roman francophone, parmi les meilleurs écrits dernièrement, Tropique de la violence de Nathacha Appanah. Les idées centrales de la contribution insistent sur la construction des personnages qui vivent une rupture avec leurs racines ; sur l ’espace (Mayotte) qui devient un lieu de non- appartenance ; sur l ’identité qui est marquée par : la migration, la violence sociale et la marginalisation. Le « là » du titre de l’article - « Là » où les racines ne prennent pas : enracinerrance dans Tropique de la violence de Nathacha Appanah - souligne un ancrage impossible. La trilogie Le Pays des autres de Leïla Slimani est le corpus littéraire choisi par AbdeslamEl Adlouni pour démontrer que les identités sont multiples et non linéaires, selon une logique de déterritorialisation. Sa contribution intitulée Déterritorialisation et reterritorialisation : Des identités rhizomatiques dans la Trilogie de Leïla Slimani met en discussion des personnages qui évoluent entre plusieurs espaces culturels (France / Maroc), pour lesquels la déterritorialisation est, à la fois, perte ou éloignement du territoire d’origine. La question de reterritorialisation (vue comme reconstruction d’un ancrage ailleurs) va de pair avec de l ’identité dev enue mobile, hybride, en constante recomposition. Le présent numéro comporte une quatrième partie, formée d’un entretien (avec l’écrivaine Éloïse Cohen de Timary) et des notes de lectures portant sur des ouvrages récemment parus. Ramona MALITA
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