AGAPES FRANCOPHONES 2025
Pratique culturelle et écriture poétique : les mots comme échos des identités culturelles dans Quand s’envolent les grues couronnées de Frédéric Pacéré Titinga et Zakwato d’Azo Vauguy 260 Comme nous pouvons le constater, Pacéré Titinga nomme les choses de son village. À cette allure de pérégrination historique, les éléments évoqués sont multiples et n’excluent pas la toponymie ainsi que l’onomastique. Nous nous proposons de commencer notre démonstration par la toponymie comme indice d’ancrage culturel. Le plus important de tous les endroits nommés reste Manèga, le village natal du poète. C’est le centre d’intérêt autour duquel Pacéré Titinga construit son discours poétique. Qu’en dit -il ? Pour le poète, Manèga est le Royaume de l’enfance : « Ici, C’est Manèga ! Ici, La bataille eut lieu ! C’est ainsi Que, Toutes les nuits, Nous apprenions ensemble, L’histoire et la grandeur De la Terre de Zida ! » (EGC 5). D’un point de vue stylistique, il existe une relation entre « Manèga » et « la Terre de Zida ! ». Par la structure du texte, « la Terre de Zida » est une périphrase qui désigne « Manèga ». Ainsi, la quiétude et la tranquillité qui caractérisent le village sont incontestablement nécessaires à la transmission optimale du savoir comme nous pouvons le constater dans l’extrait ci -après : « Toutes les nuits Nous apprenions ensemble, L’histoire et la grandeur De la Terre de Zida ! » (EGC 8). Une analyse plus approfondie permet d’en déduire l’idée d’une promotion de l’initiation négro -africaine. Cette prédisposition sociale qui impose aux Anciens le devoir d’apprendre aux jeunes leur passé. Ainsi, est inculquée à la jeune génération, la valeur de la coexistence pacifique. En la matière, l’histoire de Manèga en est une illustration : « Ici, C’est la vieille Terre ! Tous les caïmans Y sont sacrés Et adorés
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