IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

41 IN HONOREM – MARIA ŢENCHEA Débarrassée de l’obligation de rapporter des « scores » avantageux pour ses publications, Maria Ţenchea fait des choix affectifs en confiant ses articles aux volumes offerts en hommage à ses ancien(ne)s collègues (Nelly Flaux – 2011, Michaela Livescu – 2014, Liana Pop – 2015, Georges Kleiber – 2017, Sanda Stavrescu – 2017, Emilia Hilgert – 2020, Ileana Oancea – 2020, Margareta Gyurcsik – 2022). Elle prolonge aussi ses collaborations avec la rédaction des revues qui avaient accueilli ses articles dans le temps ( Studii de lingvistică d’Oradea – 2012, 2016 ; Annales Universitatis Apulensis . Series philologica d’Alba-Iulia – 2013, 2018). Elle reste fidèle aussi aux rencontres scientifiques qu’elle avait fréquentées, voire organisées, avant de prendre sa retraite : le Colloque franco-roumain de linguistique (2011, 2017), les Journées scientifiques internationales de Sibiu (2012), les Journées internationales de travail « Romanisch-deutscher und innerromanischer Sprachvergleich » d’Innsbruck (2012), leColloque international d’études francophones de Timişoara (2012, 2013). Les communications qu’elle présente à ces occasions paraîtront dans les Actes de ces conférences 74 . Elle participe aussi à des Congrès d’envergure (Rome, 2016 ; Copenhague, 2019 ; Trente, 2019), dans l’espoir d’y rencontrer ses confrères, de renouer les amitiés du passé, de reprendre les échanges d’antan. Hélas, les générations ont changé, l’atmosphère des travaux aussi. Pour se retrouver, il faudra recourir à la correspondance et aux conversations téléphoniques. Le temps dont elle dispose maintenant à son gré lui permet de « mettre de l’ordre » dans ses papiers, dans les documents familiaux, dans sa bibliothèque. Elle évoque dans plusieurs articles (2018, 2019, 2021) la mémoire de l’académicien Alexandru Borza, en valorisant ainsi des écrits originaux inédits et des photographies qu’elle vient de découvrir dans l’archive de sa famille. Elle fait paraître le volume de Veturia Borza-Ţenchea, Amintiri despre Blaj (2014). Elle fournit du matériel documentaire pour la monographie de Hitiaş, la ville d’origine de ses ascendants paternels (2015) 75 . Le sens des responsabilités qu’elle a toujours assumées avec constance et fermeté la fait s’inquiéter pour l’héritage dont elle est maintenant la gardienne : elle prend contact avec le Musée de la ville, avec la Bibliothèque de l’Université pour leur confier des documents d’intérêt historique, des témoignages centenaires d’une civilisation banatienne disparue après la Seconde Guerre mondiale. Elle se dépense aussi pour trouver des « parents d’adoption » pour les milliers de livres de sa bibliothèque. Certains s’adressent à des spécialistes et elle les choisira parmi ses anciens collègues ou étudiants, d’autres feront peut-être le bonheur des bouquinistes. 74 V. la section « Articles » de la « Bibliographie » ci-dessous. 75 V. la section « B. Biographies, mémoires... » de la Biobliographie ci-dessous.

RkJQdWJsaXNoZXIy Mjc3NjY=