IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025
40 En matière de traductions, elle ne manque pas de commandes : elle traduit plusieurs articles d’histoire de l’art (Cristian-Robert Velescu – 2013, 2014, 2015 et 2022), un questionnaire théologique (Eugen Jurca – 2012), trois volumes de philosophie (Corneliu Mircea – 2015, 2018, 2022) publiés à Paris et plusieurs volumes de poèmes (Mirel Radu Petcu – 2011 ; Constantin Novăcescu – 2017, 2025 ; Lucian Alexiu – 2019). Soit des milliers de pages analysées, décortiquées, traduites, polies, parachevées avec toujours la même patience, la même méticulosité. C’est dans cette pratique de la traduction que Maria Ţenchea tombe sur des constructions lexicalisées, des structures grammaticales, des tours idiomatiques qui suscitent sa curiosité. Elle se penche sur la question pour trouver les correspondances satisfaisantes dans le contexte donné, puis elle élargit ses recherches en rassemblant d’autres exemples similaires, en cherchant des solutions de transfert, en décelant les constantes et les cas particuliers. De là naissent ses articles portant sur « quelques structures du roumain du type x, non x » (2015), « le préfixe négatif ne- du roumain et [ses] équivalents en français » (2016), « le gérondif roumain préfixé en ne- et ses équivalents français » (2017), « le supin préfixé en ne- du roumain et ses équivalents français » (2017), « le quantificateur indéfini atâtica du roumain et ses équivalents français » (2018), « pas cu pas / pas à pas : structures prépositionnelles comportant un nom répété, en roumain et en français » (2020). Dans d’autres cas, ce sont les particularités d’un certain type de texte qui suscitent en elle des réflexions et des leçons utiles à tout traducteur confronté aux mêmes genres : « la traduction en français d’un poème philosophique écrit en roumain » (2012), les deux articles inspirés de ses expériences traductives en matière de guides touristiques (2013), ou bien « [l]e ‘texte défilant’ dans le discours télévisuel roumain. Structures syntaxiques, construction textuelle et traduction en français » (2016). Il arrive aussi que l’objet initial de ses investigations concerne certaines structures du français, dont elle prolonge l’analyse par des comparaisons avec les constructions équivalentes du roumain ou des autres langues romanes. Aussi consacre-t-elle des articles aux « [v]erbes et adverbes aspectuels, termes ‘explicitants’ dans l’opération traduisante » (2011), aux « compléments du nom du français exprimant des relations spatiales et temporelles et leurs équivalents en roumain » (2012), aux « équivalents roumains pour le gérondif passé du français » (2012), à « [d]e – préposition ‘autonome’ vs ‘intégrée’. La traduction en roumain des structures N1 + de / des + N2 pl. » (2013), aux « GAdj et GAdv exprimant des relations spatiales et temporelles en français et en roumain » (2014), aux « SN en des du français en position de sujet » et leur traduction en roumain (2014), au « suffixe catégorisant –ème du français. Avec des regards sur d’autres langues romanes » (2020, en collaboration avec Daciana Vlad). Eugenia Tănase
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