AGAPES FRANCOPHONES 2009

AGAPES FRANCOPHONES 2009 33 représentent plus aux attentes des hommes de théâtre. Aujourd’hui, le public est absent pour des raisons liées essentiellement à la question et la formation. On oublie les pièces de valeur d’auteurs connus comme Kateb Yacine, Alloula, Benaissa, et bien d’autres, qui se caractérisent par la recherche d’un discours théâtral, remettant en question une pratique théâtrale qui reste en dessous des attentes et des moyens octroyés pour les productions en comparaison avec celles qui sont subventionnées par le ministère de la culture et qui sont d’un niveau esthétique et artistique faible. Ahmed Cheniki ajoute : Jamais la réalité n’a connu plus extraordinaire pauvreté que ces dernières années. Point de discussion certes, chaque fois qu’une occasion ponctuelle se présente (Année de l’Algérie en France ou Alger, capitale de la culture arabe) une agitation sans pareille voit le jour, comme pour bénéficier de certains subsides. Seul l’État peut aider à la transformation de cette pratique théâtrale, en faisant du théâtre un véritable service public. Ainsi , d’autres lieux peuvent contribuer à hausser le niveau en intégrant l’art dramatique au milieu social. Le monde universitaire et les différentes collectivités peuvent contribuer au développement de cet art. Mais l’amélioration s’articule aussi sur des points que, jusqu'à présent n'ont pas été pris en charge. Tout d’abord, il est important de considérer le théâtre comme une écriture qui se fait en deux étapes : la première doit être la formation à l’écriture dramatique, autrement dit, le théâtre en tant que genre doit être enseigné dans sa spécificité. La deuxième doit prendre en charge la formation à la mise en scène qui n’est qu’une réécriture du texte premier. Les normes conventionnelles de l’écriture théâtrale devant être respectées. De plus, l’écriture théâtrale en Algérie est confrontée au problème de l’édition, l’histoire enregistre très peu de pièces publiées avant l’indépendance, les pièces éditées sont réalisées dans des maisons d’édition étrangères et uniquement en français. Malheureusement, ces textes n’ont jamais connu les planches. Après l’indépendance, le politique intervient avec l’arabisation et favorise des textes écrits en arabe classique, au détriment de l’arabe populaire. La plupart de ses publications sont restées à l’état de textes. Les problèmes sont liés au genre lui-même ; les éditeurs ne veulent pas courir le risque de publier un ouvrage s’il risque de ne pas être vendu. Le

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