AGAPES FRANCOPHONES 2009

AGAPES FRANCOPHONES 2009 73 1.2.2. La concordance à l’indicatif Le concept de la concordance des temps est utilisé aussi pour expliquer les changements des temps verbaux dans le passage du discours direct au discours indirect; ainsi, la Grammaire méthodique du français (Riegel et al. 1997 : 599-600) explique que “ Le changement des temps du verbe est réglé par la concordance des temps. Quand le verbe introducteur (ou le contexte) est à un temps du présent et du futur, le verbe subordonné ne subit pas de changement : Il affirme : « Tu as tort. » Æ Il affirme que tu as tort. Quand le verbe principal est à un temps du passé, la subordonnée subit des changements de temps suivant la relation entre le moment où le discours a été énoncé et celui où il est rapporté. On établit les règles de concordance suivantes : Il a dit : « Je suis parti » / « Je pars » / « Je partirai ». Il a dit qu’il était parti / qu’il partait / qu’il partirait. ” Dans Le bon usage (2008 : 523-524), on présente tous les changements subis par les phrases quand le discours direct devient indirect. Les changements portent sur les personnes grammaticales, les indications de lieu et de temps, sur les temps verbaux et sur le mot en apostrophe. Tous les changements sont pris en considération du point de vue du rapporteur. Les deux grammaires signalent aussi tous les cas « d’infraction » à ces règles, essayant d’expliquer quelles en sont les raisons ; il y a aussi des exemples non-conformes aux règles générales. Le présent « indivis » ou « omnitemporel» sera maintenu en proposition subordonnée même après un verbe à un temps passé : Le professeur nous expliquait que la terre tourne autour du soleil. Riegel et al. (1997 : 600) font une distinction sémantique entre le présent et l’imparfait dans la transposition en discours indirect ; si on affirme : « Il a dit que tu es un imbécile, c’est que le locuteur « prend en charge les paroles rapportées », tandis que si on affirme : « Il a dit que tu étais un imbécile, (=c’est lui qui l’a dit, et non pas moi, qui me contente de rapporter ses paroles) ». Nous croyons que dans ce cas, il s’agit plutôt d’une interprétation discursive des deux temps, à laquelle nous allons revenir au § 2.2. 1.2.3. La concordance des temps dans les grammaires Larousse et les grammaires roumaines du français Il faut signaler toutefois qu’il y a, dès la première moitié du XXe siècle , La Grammaire Larousse du XXe siècle (1936) qui présente l’emploi des temps

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