AGAPES FRANCOPHONES 2009
AGAPES FRANCOPHONES 2009 74 dans la proposition subordonnée avec une principale à l’indicatif (temps présent, passé, futur) ou au conditionnel. Tout en montrant les temps à employer dans les subordonnées quand elles sont à l’indicatif ou au subjonctif, les auteurs mettent en évidence le fait « qu’aucune règle mécanique absolue ne gouverne l’emploi des temps. Dans la subordonnée, le sens, la chronologie, doivent surtout guider celui qui parle ou écrit » (1936 :123). Les auteurs de cette grammaire soutiennent l’idée de la souplesse nécessaire dans l’emploi des temps et donnent des preuves contre « la règle mécanique de la concordance des temps qu’édictaient les anciennes grammaires et par laquelle un temps passé dans la principale entraînait forcément un temps passé dans la subordonnée. La réalité est autrement complexe, parce que le sens est le facteur essentiel du choix de tel ou tel temps dans la subordonnée » (1936 : 126). Les tableaux synoptiques présentés dans cette grammaire portent sur la concordance à l’indicatif aussi, non seulement au subjonctif. Ils sont repris dans les éditions ultérieures des grammaires Larousse (voir celle de 1964 : 389-392) et par les auteurs roumains des grammaires du français, par ex. Marcel Sara ş , Mihai Ş tef ă nescu, Gramatica practic ă a limbii franceze (1976 : 81- 83, 86-87). Tous les manuels roumains de FLE, plus anciens ou plus modernes, suivent la même démarche. Les auteurs de la Grammaire Larousse du français contemporain (1964) apportent également une idée nouvelle très importante : celle de la nécessité d’enregistrer les tendances générales dans l’emploi des formes temporelles selon les niveaux temporels manifestés dans la corrélation réalisée par la proposition principale et la subordonnée. Ils examinent les systèmes conditionnels, le style indirect et le style indirect libre, la concordance au subjonctif et la non-concordance des temps. 2. Conséquences théoriques et didactiques Pour faciliter l’enseignement/apprentissage des règles de la concordance des temps en français, qui diffèrent en partie de la situation du roumain, il faudra: • les intégrer dans le cadre des théories portant sur l’énonciation, la deixis et l’anaphore temporelle ; • admettre que la concordance existe aussi en roumain sous la forme d’une correspondance des temps employés dans la relation de coordination et de subordination .
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