AGAPES FRANCOPHONES 2009

AGAPES FRANCOPHONES 2009 83 rapport à leur antécédent. Ils expriment des procès achevés, situés à une distance assez grande par rapport à leur deuxième point de repère. D’autre part, « le choix de la stratégie temporelle ( temps absolu / temps relatif / temps absolu-relatif ) se fait au niveau textuel et non pas à l’intérieur de la phrase » (Vetters 1993 : 99). De plus il est possible que les temporalités relative et absolue-relative expriment une relation temporelle par rapport à l’événement d’une autre phrase (qui ne subordonne pas la phrase dans laquelle elles sont employées) ou par rapport à un complément circonstanciel de temps. 3.4. Divergences dans l’expression de la relation temporelle de postériorité en roumain et en français. Observations théoriques et conséquences didactiques Dans l'expression de la relation temporelle de postériorité en roumain et en français il y a des ressemblances, mais aussi des différences. Pour les observer, il faut introduire le critère syntaxique: l'emploi du futur en proposition indépendante, en proposition principale et en proposition subordonnée. Il faut tenir compte aussi du point de repère par rapport auquel s'établit la relation de postériorité. Ainsi, en roumain, le futur exprime la postériorité par rapport au moment de l'énonciation situé dans le présent du locuteur (il est considéré comme temps absolu, strictement déictique), mais aussi à partir d'un moment du passé, exprimé explicitement par le verbe principal (régissant) ou bien, dans un texte, représentatif pour l'énonciation historique, même quand le futur se trouve en proposition principale: (14) Totu ş i eu ş tiam c ă de ast ă dat ă Petric ă nu se va mai întoarce . Schimbarea lui era, pentru mine, semnul sigur c ă va divor ţ a curînd. Ii spusei acest lucru Matildei, la telefon. Ea t ă cu cîteva clipe lungi, apoi îmi spuse c ă pot s ă am dreptate, « oricum, ad ă ug ă ea, dac ă n- o s-o fac ă el, atunci voi intenta eu ac ţ iunea ». (Preda, Cel mai iubit dintre p ă mânteni , I, 176) – Je savais pourtant que cette fois-ci Petric ă ne reviendrait pas. Le fait qu’il avait changé était, pour moi, le signe sûr qu’il allait bientôt divorcer . Je le dis à Mathilde, au téléphone. Elle se tut quelques bons moments, puis elle me dit que je pouvais avoir raison, « quoiqu’il en soit, ajouta-t-elle, s’il ne demande pas lui, le divorce, alors c’est moi qui le ferai ». Dans le texte précédent, il y a, dans les propositions principales indépendantes et principales régissantes, deux verbes à l’imparfait : ş tiam,

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