AGAPES FRANCOPHONES 2009
AGAPES FRANCOPHONES 2009 97 Quand la documentation courante n’est pas disponible en version française, ou est de moins bonne qualité, l’Université encourage la production de manuels en français ou la traduction des principaux documents rédigés dans une autre langue. Elle se dote de moyens pertinents pour soutenir ce type d’activités. Dans le texte de la politique linguistique de l’UdeS, nous avons trouvé des éléments particulièrement intéressants. Cette université énonce sa volonté d’agir contre « l’appauvrissement de l’expression en français de la pensée scientifique » et pour le « développement de la diversité culturelle dans le monde » (2). Cette dimension épistémologique ne se retrouve nulle part ailleurs. Toutefois, même l’UdeS ne va pas plus loin que cela, elle n’analyse par exemple pas la différence épistémologique entre produire un manuel en français et en traduire un qui a été conçu en anglais. L’UQAM introduit une remarque qui peut prêter à confusion. Elle précise que le matériel pédagogique en français devrait être privilégié, à moins que ce matériel n’utilise une terminologie non adaptée au contexte québécois : L’Université privilégie l’usage de matériel pédagogique et de manuels, logiciels et didacticiels en langue française, à moins que ces produits ne soient pas disponibles en version française, qu’il n’existe pas de produits comparables en français ou que les produits disponibles n’utilisent pas une terminologie adaptée au contexte québécois. Devrait-on comprendre que, si le matériel utilise un français de France, il faudrait néanmoins privilégier l’anglais ? 2.4. Mémoires et travaux Pour les productions écrites des étudiants, nous sommes intéressée de savoir quelle serait la langue normale de rédaction et dans quelles conditions les étudiants peuvent utiliser une autre langue. Dans le cas où la rédaction est en français, nous voulons également savoir si la qualité de la langue a été prise en compte dans le texte de la politique linguistique. 2.4.1. Langue de la rédaction L’UdeM et l’UQAM déclarent que la langue des travaux est le français, mais mettent des réserves : dispositions spéciales, autres règlements, autorisation spéciale, qui pourraient permettre la rédaction dans une autre langue :
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