AGAPES FRANCOPHONES 2010
AGAPES FRANCOPHONES 2010 159 propres à ce programme soient disponibles dans cette autre langue, si le nombre de demandeurs le justifie. Les services qui pourraient être dispensés dans une autre langue sont, entre autres : le registrariat, les services financiers, informatiques, les documents d’admission-inscription, le site Web et la correspondance, ainsi que l’affichage, qui, lui, pourrait être bilingue. Ce qui est à observer, c’est le fait que, dans l’optique du Groupe Fortin, le fait de rendre bilingues ces services ne compromettrait pas du tout le caractère francophone de l’UQO. L’ensemble des étudiants doit toutefois être conscient que l’UQO est une université francophone et que la langue des services généraux est par conséquent le français. En ce qui concerne la langue de travail , même si le droit de travailler en français est assuré à tout le personnel, la connaissance d’une autre langue, pour des besoins spécifiques, peut être exigée, en accord aussi avec l’article 46 de la Charte de la langue française . Le rapport du Groupe Fortin arrive directement au Conseil d’administration, qui est mandaté de le traiter confidentiellement. Après discussion de ce projet dans le Conseil d’administration, le 18 septembre 2006, celui-ci a mandaté la direction de l’université pour produire un nouveau document de travail concernant un projet de politique linguistique permanente. La politique linguistique universitaire du Conseil d’administration Le 27 novembre 2006, le Conseil d’administration, après avoir reçu le projet de politique linguistique préparé par la direction, y apporte des amendements et le soumet à la consultation publique. Dans la partie introductive de ce nouveau projet, il est question des conséquences possibles d’une approche hybride, c’est-à-dire du fait d’offrir des cours en anglais dans une université francophone. On peut lire dans cette sous-section que l’accueil des étudiants qui ne parlent pas français peut être vu comme aliénant pour le caractère francophone de la région de Gatineau, que la structure d’accueil et d’encadrement se doit d’être à la hauteur, que le personnel est embauché dans des postes qui ne sont pas bilingues et que le contact avec les non-francophones crée de la frustration au sein des employés, que les non-francophones tirent peu de bénéfices de la vie étudiante qui se déroule en français, que les programmes offerts en anglais engendrent des coûts supplémentaires pour l’UQO et, enfin, que même si certains ne mettaient
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