AGAPES FRANCOPHONES 2010

AGAPES FRANCOPHONES 2010 160 pas en doute le caractère francophone de l’établissement pour la simple raison de l’existence des programmes en anglais, il y aurait de plus en plus de personnes qui y percevraient un « glissement vers une dilution du caractère francophone de l’Établissement dont certains effets se feraient déjà sentir. » (Université du Québec en Outaouais 2006, 2) Si pour le Groupe Fortin l’existence des services spécifiques – comme le registrariat, les services financiers et informatiques, les documents d’admission-inscription, le site Web, la correspondance et l’affichage – peuvent être bilingues sans compromettre le statut francophone de l’UQO, tant que les services généraux sont en français et que le nombre de bénéficiaires justifie l’existence de ces services, le Conseil d’administration y voit un danger, plus précisément l’amorce d’une dilution du caractère francophone de l’UQO. Par la suite, le projet de politique linguistique soumis à la consultation par le Conseil d’administration supprime, de façon systématique, toutes les références aux programmes en langues autres que le français prévues dans le projet du Groupe Fortin. Le projet de politique linguistique est étudié le 26 février par la Commission des études et adopté le 5 mars par le Conseil d’administration. Entre le 5 et le 16 avril, la direction de l’Université a élaboré un projet de politique linguistique amendé. La politique linguistique universitaire de 2007 Ce projet a été adopté par le Conseil d’administration dans sa réunion du 16 avril 2007, jour où la nouvelle politique linguistique est entrée en vigueur. Cette nouvelle politique linguistique reprend à la virgule près le texte du projet proposé par le Conseil d’administration en novembre 2006. Conclusion On peut se reposer ici la question de savoir jusqu’où peut aller l’offre de programmes ou de services en langues autres que le français sans compromettre le statut d’université francophone de l’UQO. Le professeur Jan Saint-Macary nous fait comprendre à quel point ces frontières peuvent être dangereuses : La simple réalité est que notre université est francophone à 95 % – bien plus que la région de l’Outaouais – et qu’elle ne pourra jamais l’être à 100 %. Même avec la politique linguistique extrême qui est proposée […], il y aura toujours […] des appels téléphoniques, des échanges, des discussions, des conversations, puis des textes, des livres, des logiciels, des conférences et de la recherche en anglais à l’UQO, surtout dans certaines disciplines.

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