AGAPES FRANCOPHONES 2010

AGAPES FRANCOPHONES 2010 187 ment toujours peu nombreux. D’autres, incapables eux-mêmes de communiquer réellement dans la langue qu’ils enseignent, ne peuvent pas former et développer à leurs apprentis des habitudes et des compétences dans la communication orale. Les derniers espoirs des élèves d’apprendre une langue étrangère disparaissent au moment où ils arrivent à la faculté. Les heures de travaux pratiques qui devraient développer les compétences d’expression, acquises antérieurement, et initier les étudiants dans les langages de spécialité, ne produisent pas l’effet attendu parce qu’elles sont peu nombreuses (2 heures par semaine) et mal organisées (avec des groupes de minimum 25 étudiants aux facultés non philologiques). Dans ces conditions qui pourrait converser en français ou dans une autre langue vivante et quand ça ? L’étude de la langue française est plus difficile à cause de sa grammaire complexe et de l’idée qu’il faut la parler sans faute. Étant donné que tout le monde commet des erreurs dans sa langue maternelle, l’exigence de parler une langue étrangère correctement est la méthode la plus sûre de déterminer celui qui l’apprend à ne plus jamais la parler. Par le désir d’atteindre la perfection de la forme du message qu’on transmet, on oublie son contenu. La prétention de certains enseignants roumains que leurs apprentis utilisent un langage très élaboré, avec des termes sophistiqués pris dans les dictionnaires, joue elle aussi un rôle négatif. Comment expliquer à un jeune qui maîtrise ces « compétences linguistiques » que le secret des premiers pas dans l’apprentissage d’une langue étrangère est de transmettre le plus avec le moins de mots ? La concision et la clarté sont deux caractéristiques fondamentales du français. Les phrases longues et tortueuses sont impropres à un dialogue quotidien. L’efficacité est la qualité essentielle du discours pour un homme d’affaires. En outre, si l’on veut avoir du succès dans ce domaine, on ne peut pas ignorer la culture du peuple dont on parle la langue. Les différences qui résultent de la manière de penser et de vivre de chacun d’entre nous peuvent constituer des obstacles insurmontables dans une négociation. Conclusions Qu’il s’agit du français, de l’anglais ou de n’importe quelle autre langue, il faut comprendre que la maîtriser « ne signifie pas apprendre par cœur tous les mots d’un dictionnaire, mais savoir exprimer le plus grand nombre d’idées avec les mots que l’on connaît. Établir des connexions et faire des transferts de connaissances c’est le secret pour parler une langue étrangère et, finalement, le secret de l’intelligence. » ( Ş tefan 2003, 125-126)

RkJQdWJsaXNoZXIy Mjc3NjY=