AGAPES FRANCOPHONES 2010
AGAPES FRANCOPHONES 2010 266 s’appuyant sur des écrits en français d’Istrati, l’auteur présente « quelques stratégies de transport de la culture roumaine, étudiées à la lumière des théories de la traduction » (41), à l’aide desquelles l’écrivain réussit à garder intacte la spécificité de la culture et de l’identité roumaines. Dans sa contribution, La traduction française par Serge Quadruppani de deux romans d’Andrea Camilleri : La forme de l’eau et Chien de faïence . Idiolecte, sociolecte, registres linguistiques et transfert du culturel, Marco Longo (Université de Raguse, Italie) s’intéresse à la difficulté de traduire la langue particulière d’Andrea Camilleri, où se mélangent le dialecte agrigentin et l’italien, et aux stratégies qui permettent au traducteur de sauvegarder la couleur locale et toutes les nuances de ce langage. Dans le même volet, nous retenons l’article Traduire les allusions socio- culturelles renfermées dans Notre-Dame de Paris de Victor Hugo . Petronela Munteanu (Université « Ş tefan cel Mare », Suceava, Roumanie) y analyse trois traductions en roumain du roman cité et met en évidence les difficultés rencontrées par les trois traducteurs en ce qui concerne la traduction des allusions socioculturelles inexistantes dans la culture roumaine (coutumes, croyances, allusions historiques ou folkloriques, etc.). Dans son étude L’identité et la visibilité de l’islam radical comme atteinte à la diversité dans l’espace francophone , Soufian Al Karjousli (Université de Rennes II, France) s’intéresse à deux lectures possibles du Coran , chacune d’entre elles menant à un résultat différent : une lecture littérale, préférée par les adeptes de l’islam radical, et une lecture du sens, ouverte sur la diversité et la tolérance. La contribution suivante, proposée par Daniela Linguraru (Université « Ş tefan cel Mare », Suceava, Roumanie), intitulée (In)Visibilité des marques culturelles françaises dans les versions roumaines de la prose poesque, est une analyse des stratégies choisies par les traducteurs roumains pour résoudre le problème des emprunts du français qui apparaissent dans le texte-source (écrit en anglais). Dans son article Traductions et identité(s) culturelle(s) : le cas de terminologie orthodoxe en langue française , Felicia Dumas (Université « Al. I. Cuza », Ia ş i, Roumanie) s’intéresse à la source de cette terminologie et au souci des traducteurs de proposer des versions des textes liturgiques accessibles à un public pratiquant en français. Le dossier se clôt sur le compte rendu, rédigé par Camelia Biholaru et Cristina Drahta (Université « Ş tefan cel Mare », Suceava, Roumanie), de la table ronde La traduction en tant que dialogue interculturel qui a eu comme sujets de discussion : la traduction en tant qu’expression d’une
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