AGAPES FRANCOPHONES 2011
AGAPES FRANCOPHONES 2011 167 (4’) Ostilit ăţ ile durar ă /au durat înc ă opt luni. În aprilie 1945, cu câteva s ă pt ă mâni înainte de capitularea Germaniei, în timpul vacan ţ ei de Pa ş ti, venisem la Paris pentru ultimul trimestru ş colar. Am descoperit teatrul, wisky-ul, holocaustul, solda ţ ii americani [...]. Petrecerile care avur ă loc la Paris, cu ocazia sfâr ş itului r ă zboiului la 8 mai, ş i mai ales în ziua de 14 iulie din acel an, sunt de neuitat. Niciodat ă n-am mai v ă zut o asemenea bucurie deplin ă . Na ş ul meu, fost prizonier eliberat, m-a dus s ă v ă d Dictatorul de Chaplin. Trei mii de persoane râdeau ş i aplaudau. M ă întorsesem în vacan ţă la C. cu p ă rin ţ ii mei, la trei ani dup ă ce plecasem de acolo. Îmi reg ă seam prietenii, soarele ş i pescuitul. Totul p ă rea s ă indice o întoarcere la pace, la acelea ş i maniere de a tr ă i. Începea s ă se vorbeasc ă despre lag ă rele de exterminare ş i nimic nu l ă sa s ă se întrevad ă vastele orori sovietice. Parc ă era o stranie de ş teptare. Dintre ruine ţ â ş nea energia, euforia trecea înaintea con ş tiin ţ ei lucrurilor. La mijlocul secolului, b ă rba ţ ilor ş i femeilor le era greu s ă recunoasc ă distrugerea, moartea ş i atrocitatea. A trebuit s ă treac ă ani buni pentru ca Istoria s ă fie acceptat ă . (n. tr.) La traduction en roumain révèle des convergences, mais aussi beaucoup de divergences dans l’emploi des temps. En français, on a sept verbes au PS, dont un seul se traduit par le PS roumain (se donna=avur ǎ loc), deux verbes au PS se traduisent par le plus-que-parfait (PQP) (je vins=venisem ; je revins=revenisem) et trois PS sont traduits par trois verbes au passé composé (PC) (je découvris=am descoperit ; m’emmena=m-a dus ; il fallut=a trebuit) ; pour un cas, on peut choisir le PS ou le PC : durèrent= durar ǎ /au durat. C’est que, en roumain, le passé composé reste la forme verbale privilégiée pour raconter des événements situés dans un passé lointain. La référence temporelle initiale est donnée, quelques pages auparavant, par l’indication de la date historique « au mois de juin 1945 ». À partir de cette date, il y a les huit mois suivants, après le passage desquels – une nouvelle spécification temporelle précise : « au mois d’avril 1945 », donc le comput temporel se fait à l’aide des unités de mesure du calendrier. Cette spécification temporelle est renforcée par le complément « quelques semaines ». Les événements présentés seront donc ultérieurs à ces dates chronologiques ; ils se succèdent assez rapidement les uns aux autres et leur succession est rendue par la succession des verbes au PS. Le complément temporel « cette année-là » indique lui aussi que les événements racontés se passent bien avant l’époque où l’auteur, J. Cl. Carrière, les évoque (le 15 février 2000). Les imparfaits : « j’y retrouvais, c’était comme… » illustrent bien l’imparfait utilisé en contexte narratif et avec une valeur perfective. Tout comme le PS, ces imparfaits introduisent de nouveaux épisodes textuels à l’intérieur desquels d’autres verbes à l’imparfait ont le rôle de détailler les faits
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