AGAPES FRANCOPHONES 2011
AGAPES FRANCOPHONES 2011 169 (6’) În luna iunie 1944, câ ţ iva lupt ă tori din Rezisten ţă f ă cur ă s ă explodeze o bomb ă în tunelul de la Sainte-Colombe. Un tren militar fu imobilizat acolo pentru ceva timp. Nem ţ ii se r ă spândir ă în sat ş i luar ă mai mul ţ i ostateci. Îi aliniar ă în fa ţ a tunelului ca pentru a-i împu ş ca. În ziua aceea, Georges Barthès cu tat ă l ş i cu socrul s ă u lucrau în împrejurimi. Reu ş ir ă s ă se fac ă nev ă zu ţ i de-a lungul râului, ascunzându-se în stuf ă ri ş . (n.tr. ) Dans l’exemple (6), l’évocation des événements tragiques, se fait à l’aide d’une série de verbes au PS, ce qui accroît la tension dramatique du récit et maintient éveillée l’attention du lecteur. Comme l’écrivain présente des faits qui s’étaient passés cinquante ans auparavant, au mois de juin 1944, il emploie tout naturellement le passé simple dont la temporalité typique rend possible et adéquate cette évocation. Le point de référence temporelle est donc situé dans un passé lointain, explicité par le complément de temps ce jour-là. Le PS fait avancer le récit : « Le passé simple fait avancer l’action dans la mesure où il indique une succession d’événements de manière beaucoup plus nette que le passé composé » (n. tr.) (GBLR, 253) 3 . Dans (6) et (6’), il s’agit d’un usage discursif prototypique pour le passé simple en français contemporain ainsi que pour le passé simple roumain, tel que nous l’avons défini sous le sigle : PS – roum. 1 (voir ci-dessus le point 1.1.). Or, il faut observer que même s’il s’agit d’une suite de verbes employés au PS déictique (PS – roum. 2), la propriété de ce temps de créer une histoire ne se perd pas, bien au contraire, les événements se succèdent rapidement dans un intervalle très court de temps, qui ne va jamais dépasser l’espace de 24 heures. Le sujet des verbes au PS – roum. 2 est représenté par la personne du locuteur et, éventuellement, de l’allocutaire. Les faits évoqués se trouvent en grande proximité psychologique avec l’énonciateur, comme dans l’exemple suivant : 3 D’ailleurs, Aši ć et Stanojevi ć ( à paraître ) expliquent qu’il y a trois paramètres pour décrire les temps verbaux : l’instruction temporelle (à chaque temps verbal correspond une combinaison des points temporels pertinents sur l’axe du temps : E, R et S), l’instruction aspectuelle (une relation entre E et R : R С E [pour l’aspect imperfectif] et E С R [pour l’aspect perfectif]) et l’instruction discursive (l’ordre temporel [progression, régression ou stagnation temporelle]). Selon ces instructions, les auteurs cités définissent les temps verbaux du passé comme suit : Le PS: I) E,R-S; II) perfectif; III) progression temporelle/ Pierre entra (e1). Marie sortit (e2). e1<e2 Le PQP: I) E-R-S; II) perfectif; III) régression temporelle/ Pierre entra (e1). Marie était sortie (e2). e2<e1 L’IMP: I) E,R-S; II) imperfectif; III) stagnation temporelle/ Pierre entra (e1). Marie lisait (e2). e1 С e2
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