AGAPES FRANCOPHONES 2011
AGAPES FRANCOPHONES 2011 185 Vera era înf ăş urat ă în ş alul pe care-l purta iarna. În cas ă . (87) Vera s’était enveloppée dans le châle qu’elle portait en hiver dans la maison (complément circonstanciel de lieu). (71) Eu m-am dus în cabin ă . N-am v ă zut nimic. Nici coridoarele, nici sc ă rile pe care am urcat ş i pe nimeni. (131) Moi, je suis allée dans ma loge sans rien voir , ni les escaliers, ni les corridors, ni personne (complément d’objet direct). (101) Le texte roumain présente une préférence pour les structures paratactiques où « l’interprétation du rapport logico-sémantique repose uniquement sur le sens des éléments lexicaux, sur l’ordre de successivité des éléments (états) rapportés et […] le savoir partagé » (Cristea 1998, 58), or le transfert linguistique engendre des modifications importantes dans le sens que ces rapports doivent être explicités par l’emploi des connecteurs. Par conséquent, la parataxe cède la place à l’hypotaxe. Selon T. Cristea, il y a une différence majeure entre les deux types de structures : tandis que l’hypotaxe prend la forme d’une phrase complexe comportant « deux ou plusieurs phrases reliées à l’aide d’un relateur […] qui explicite le rapport sémantique qu’elles contractent » (1998, 58), la parataxe constitue un texte. Sânge amestecat Terre salée B ă iatul îi c ă uta sânii cu mâinile. Anda n-avea sâni. (26) Le garçon la palpait et cherchait des seins qu ’elle n’avait pas encore. (15) În orice caz, la baraca asta m ă gândeam ieri când te a ş teptam în garsonier ă . Ş i eram Ofelia. (46) De toute manière, c’est à cette baraque que je pensais quand je t’attendais dans la garçonnière et que j’étais Ophélie. (20) Nici n-am putut s ă v ă d bine casa pe care mi-o prezenta Anda. O vedeam pe Sonia, lipit ă de perete, cu urechea la pând ă . (22) Je ne pouvais pas bien regarder la maison que me faisait visiter Anda car je voyais Sonia, collée au mur, l’oreille aux aguets. (47) Très souvent le passage d’une suite de séquences vers une phrase dense et condensée se fait par la transposition définie par Jean Delisle comme « procédé de traduction consistant à établir une équivalence par changement de catégorie grammaticale » (1993, 48). Elle permet, grâce à la coréférentialité de deux où plusieurs sujets, de rendre les formes verbales finies du roumain par des formes verbo-nominales en français (infinitif, gérondif, participe passé).
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