AGAPES FRANCOPHONES 2011

AGAPES FRANCOPHONES 2011 251 l’emploi du parfait du subjonctif [… bien que des Pères illustres l’eussent professé… (91) ; « Il était normal que […] s’efforçât […] » (172) ; « bien qu’ils eussent […] » (194) ; …] –, tout à fait grammaticales, mais d’un niveau très soutenu aujourd’hui, reviennent au réviseur ou à l’auteur. En effet, l’ouvrage a été publié en 1963, nous n’avons pas eu accès aux différentes étapes dans la révision et les autres ouvrages français que j’ai eus à disposition ne relèvent pas cet emploi, même si la langue utilisée est également soutenue ( Le sacré et le profane , en particulier). Ceci est très important à observer, car cela a trait au bilinguisme de l’auteur et d’une personne en général et, par là même, aussi, à sa capacité à s’adapter à la langue utilisée par le public visé, en l’occurrence un public culturellement élevé et spécialisé. On verra, par de multiples exemples révélateurs des moyens et techniques utilisés pour signifier (auteur) / rehausser (réviseur) le niveau, que l’objectif a été atteint. À côté de cela, l’étude des autres temps dans le corps de l’ouvrage révèle un usage important des présent, imparfait, futur, passé composé et conditionnel, en alternance et de la syntaxe, tout à fait respectueux de la langue française standard, et sans disjonction par rapport au roumain (on retiendra, néanmoins, qu’en roumain, on utilise le conditionnel après « dac ă », du fait de la nuance de potentialité qui s’exprime différemment dans ce cas, en lien, sans doute, avec le contexte régional balkanique). On peut noter, néanmoins, dans certains cas, l’emploi de portions de phrases où le verbe est sous-entendu : « […] Inutile d’insister sur le caractère politique, social et économique de tels mouvements : il est évident. » (94) Il est à souligner, tout d’abord, un recours à des termes collectifs, de manière assez répétée (« on » ; « tout le monde sait que… »…) qui contribue à donner l’impression que l’auteur reprend, comme il l’a dit, certains fondements théoriques (cela va de pair, également, avec les références bibliographiques précisées dans ses appendices). Certaines formes non académiques qui peuvent s’expliquer aussi par une relative « contamination » linguistique avec la langue maternelle, sont présentes et très intéressantes [« à notre sentiment » (14) ; « celles consacrées à […] ou élaborées… » (141), « force l’homme d’assumer […] » (180) ; « force l’homme de transcender ses limites » (181) ; « continuait d’intéresser […] (192) ; « un nombre considérable ont péri » (195) ; « […] s’agît-il d’une affiche » (230)…]. On remarquera, par ailleurs, une tendance à utiliser certaines constructions ou prépositions grammaticales, mais qui, chez un natif, peut susciter une hésitation car cela engendre une différence de niveau [« disons » (11) ; « Les comprendre, cela équivaut… » (14) ; « il suit de là que… » (48) ;

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