AGAPES FRANCOPHONES 2011

AGAPES FRANCOPHONES 2011 257 s’organisant selon la même formule conceptuelle) est une catégorie translinguistique, indépendante de la structure d’une langue donnée, on peut réaliser une comparaison entre différentes langues sur une base structurale. Le plus grand avantage de cette démarche est celui d’offrir une base de comparaison dans l’abord comparatif ; même si le filtre de découpage de la réalité peut être différent d’une langue à l’autre, il existe tout de même des zones qui se correspondent, qu’on a identifiées avec les universaux du langage. L’affirmation qu’il existe des contraintes universelles est d’une extrême importance pour l’étude comparative des langues en contact dans un processus d’enseignement. L’identification et la description de ces contraintes fourniraient la base commune nécessaire à toute comparaison. […] Les structures profondes sont remarquablement similaires, tandis que les structures superficielles sont remarquablement différentes. (Moulton cité par T. Cristea 1977, 41) Beaucoup de linguistes, dans leurs réflexions sur les universaux du langage, ont souligné à juste titre que plus intéressant que le mot même est l’effort pour retrouver l’identité derrière la diversité : Ce qui est « profond », « universel », « sous-jacent », est ce qui est commun aux deux langues, la langue source et la langue cible. L’analyse contrastive pourrait alors être définie comme le processus par lequel on montre comment chaque langue interprète les traits universels comme des formes superficielles uniques. (R. J. Di Pietro cité par T. Cristea 1977, 41) 2. Procédés linguistiques et méthodologies dans l’étude de la donnée temporelle On a observé que le français et l’espagnol (de même que le portugais ou l’italien) confondent les temps linguistiques et le temps extra-linguistique : La confusion se poursuit dans la dénomination des formes temporelles : le passé ( simple, composé, definido, indefinido …), le présent , le futur , sont à la fois des formes linguistiques et des « époques » conçues extérieurement à la langue. Weinrich propose de distinguer les concepts en écrivant le T emps extra-linguistique (= Zeit, time ) avec une majuscule. Nous distinguerons pour notre part dans le présent un temps (linguistique) et une époque (extra-lingusitique). À chaque niveau modal correspondent des espaces temporels divers. (Darbord, Pottier 1988, 145) Le temps linguistique se définit en fonction du temps de l’énonciation et il exprime toujours une relation. « C’est la relation entre le moment de l’énoncé et le moment de l’énonciation. » (Eugenia Arjoca Ieremia 2008, 9)

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