AGAPES FRANCOPHONES 2011
AGAPES FRANCOPHONES 2011 279 helmes (v. 255) 23 . On peut conclure que l’argument que Bédier tire de la Prise de Cordres et de Sebille est d’une valeur très modeste. Le grand romaniste continue son argumentation ; « le phénomène qu’on veut détruire », affirme-t-il reparaît dans presque toutes les chansons de geste que nous a conservées, comme la Prise de Cordres , le manuscrit fr. 1448 de la Bibliothèque Nationale : dans la Chevalerie Vivien (éd. Terracher 24 ) : auves estre (v. 644 25 ), certes armes (v. 650 26 ), herberges armes (v. 1611 27 ), arbre geste (v. 1613 28 ) […]. (276-77) Il va falloir traiter les quatre passages de la Chevalerie Vivien . On trouve les deux derniers à la fin de la laisse XIX : Ceste parole entent Jehan d’Avergne, Point lou destrier, si li lache la rene ; Fiert lou paien qui ensin se desraisne, Amont en l’eme ou li ors estancelle ; Tout en abat et lou cur et les auves ; Li cercles d’or ne li pot garens estre, Tout par mileu li a tranchié la teste, Mort lou trabuche, si a sachié sa rene « Outre, cuivers ! » ce dist Jehans d’Averne, « Trop seroit or pesme 29 dolor a certes, Se tés vasal 30 avés mort par vos armes ! » (615-25 31 ) Ce sont donc les vers 619 et 625 qui sont problématiques. – Quant au vers 619, il n’est pas difficile. Cur est une variante de cuir ; les auves sont les 23 Voici quelques autres exemples : le Moniage Guillaume , seconde rédaction, éd. Cloetta, v. 2957 = éd. Andrieux-Reix, v. 3025 ; la Chanson de Guillaume , v. 98 ; op. cit. , v. 42 ; la Chevalerie d’Ogier de Danemarche , v. 11 178 ; la Chevalerie Vivien , éd. McMillan, texte de D, v. 1568 = éd. Terracher, texte critique, v. 1609 ; Gerbert de Metz , ms. 2983 de la Bibliothèque de l’Arsenal, éd. Taylor, v. 4212 ; Anseïs de Metz , v. 4051 ; Gerbert de Metz , fragment de Châlons-sur-Marne, éd. Bonnardot, v. 198 (ce vers ne se trouve pas dans l’éd. Taylor, fondée sur un autre manuscrit). 24 Notons que pour les deux éditeurs de la Chevalerie Vivien le ms. 1448 du f. fr. de la B.n.F. est le ms. D. 25 C.-à-d. qu’on a auves à la fin du vers 644 et estre à la fin du vers 645 du texte critique (= éd. McMillan, texte de D, vv. 619 et 620). 26 C.-à-d. qu’on a certes à la fin du vers 649 et armes à la fin du vers 650 du texte critique (= éd. McMillan, texte de D, vv. 624 et 625). 27 C.-à-d. qu’on a herberges à la fin du vers 1611 et armes à la fin du vers 1612 du texte critique (= éd. McMillan, texte de D, vv. 1570 et 1571). 28 C.-à-d. qu’on a arbre à la fin du vers 1613 et geste à la fin du vers 1615 du texte critique (= éd. McMillan, texte de D, vv. 1573 et 1576). 29 Le ms. D a certes pour pesme , les éditeurs corrigent d’après d’autres manuscrits. 30 Le manuscrit répète ce mot. 31 Éd. McMillan, texte de D = éd. Terracher, texte critique, vv. 640-50.
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