AGAPES FRANCOPHONES 2011

AGAPES FRANCOPHONES 2011 336 l’autre coté. La conclusion c’est qu’une telle confrontation des âmes de deux artistes a généré les plus belles poésies de la littérature roumaine. « Carmen Sylva, présence étonnante dans la littérature et l’histoire roumaines », la contribution de Ludmila Cabac met en évidence le rayonnement que la Reine Elisabeta de Roumanie a eu dans son pays et en France notamment, en tant que poète et Reine. Emilia David Drogoreanu traite dans son étude « Trois femmes poètes roumaines, interlocutrices de Filippo Tommaso Marinetti » quelques aspects biographiques des trois personnalités culturelles d’origine roumaine fréquemment présentes en France en tant que conférencières et hérauts de la culture roumaine : Anna de Noailles, Hélène Vacaresco, Smara. Une contribution fort provocante concerne le personnage féminin haïdouc dans l’œuvre de Panaït Istrati, proposée par Guillaume Durand. Le haïdouc est, selon le chercheur de l’Université de Provence, l’archétype du libérateur des peuples et de l’insurgé. Estelle Cercarini apporte un point de vue sur la Résistance italienne, Ruben Torres Martinez s’interroge sur les croyances mexicaines relatives à l’éducation féminine. Le second volume des « Cahiers d’Études Romanes » s’intitule Descriptions linguistiques et contaminations , ayant pour sous-titre La langue au contact des cultures . Les contributeurs de ce palier s’interrogent sur les contacts entre les langues et mettent en évidence les effets de la contamination linguistique (notamment pour le roumain), en s’appuyant sur le rapport fondamental : langue ~ histoire ~ peuple d’un coté et sur la relation culture ~ francophonie. L’approche pluridisciplinaire coagulée sur langue, traduction et cultures constitue l’axe fédérateur de l’Équipe, comme les auteurs de l’Introduction l’affirment (p.7). Ce numéro est un hommage à Valerie Rusu, le premier responsable de ce « Cahier ». Son mérite incontestable réside dans le rapprochement sincère et sans préjugés (comme l’apprécient ses collègues) entre la France, la Roumanie et la Bessarabie, sa terre natale, pour lequel ce chercheur a milité toute sa vie. Les deux contributions de ce numéro appartenant au professeur Rusu : Ginta Latina et l’Europe d’aujourd’hui et Nicolae Iorga et le miracle du Verbe proposent à l’attention du public l’espace linguistique et littéraire roumain intégré poétiquement dans Ginta Latina (la « gent » latine). Adrian Chircu explique dans son intervention : « Le roumain, une langue bigarrée ? » la dynamique des influences que le roumain a subi les dernières décennies, ainsi que le phénomène de généralisation de certains termes au niveau lexical de toutes les langues.

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