AGAPES FRANCOPHONES 2012
AGAPES FRANCOPHONES 201 2 157 français avec grâce, douceur, précision et importance, comme si on traitait du sort des nations. C’est pour cela que le français est devenu universel et qu’en diplomatie il a été accepté pour sa clarté et sa simplicité. 7 (118) Les sentiments de dignité et de fierté nationale sont si forts chez les Français que certains étrangers qui vivent au milieu de la nation française et qui arrivent à connaître les Français auraient désiré naître en France et vivre parmi les Français : « […] moi, si je devais naître encore une fois, j’implorerais les cieux de renaître Français. 8 » (225) Sans avoir passé en revue toutes les références de Ion Codru Dr ă gu ş anu à la France et au peuple français, nous voulons conclure notre incursion dans les pages du Voyageur de Transylvanie par l’illustration de deux aspects mis en évidence par l’écrivain, qui soulignent la francophonie et la francophilie des Roumains. Nous voulons préciser, premièrement, l’idée que Ion Codru Dr ă gu ş anu a eu l’intention de créer une image favorable, insistant sur certains aspects par lesquels la nation française est devenue renommée et prestigieuse en Europe. Mais, il est important de dire aussi qu’en comparaison avec d’autres pays et peuples, Ion Codru Dr ă gu ş anu a mis en avant certains aspects qui assombrissent cette image positive. Le deuxième aspect qui justifie la francophilie des Roumains, mentionné par l’écrivain dans les pages de son ouvrage, est l’origine commune de nos peuples : « On voit clairement que le Français a le même sang que nous ; son âme est pleine de bonté et jovialité. » 9 (151) Un autre récit qui nous a attiré l’attention, cette fois-ci par les nombreuses références directes au monde francophone, est celui de Sextil Pu ş cariu, Voyageant entre deux siècles . La lecture des pages destinées à la ville de Paris nous rend témoins de la naissance et de l’évolution du sentiment francophile chez l’intellectuel roumain. En ce sens, il est important de souligner la première impression que la capitale française a laissée à Pu ş cariu : « Ma première impression sur Paris n’a pas été éblouissante. 10 » (Pu ş cariu 1968, 155), les arguments invoqués pour cela sont les suivants : l’impolitesse des hommes qui entrent dans des musées ou des théâtres les têtes couvertes, la poussière des rideaux des hôtels, la saleté du Quartier Latin et de la rue Mouffetard, comparable à celle d’un port méditerranéen, etc. Malgré cette première 7 « Ş i b ă rba ţ ii, dar ă mai ales femeile franceze sunt foarte me ş tere în arta conversa ţ iunii [...] Despre lucrurile cele mai puerile po ţ i s ă te exprimi cu gra ţ ie, cu dulcea ţă , cu exactitate ş i importan ţă , ca ş i cum ai trata despre soarta na ţ iunilor. De aici atârn ă c ă limba franc ă deveni universal ă ş i în diploma ţ ie se primi pentru claritatea ş i simplitatea construc ţ iunii ei.» (Notre traduction) 8 « [...] dac ă ar fi s ă m ă renasc o dat ă în lume, a ş implora cerul s ă m ă renasc ş i eu francez. » (Notre traduction) 9 « Francul se vede c ă e de un sânge cu noi ; într-însul e numai bun ă tate ş i jovialitate. » (Notre traduction) 10 « Întâia impresie a Parisului n-a fost covâr ş itoare. » (Notre traduction)
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