AGAPES FRANCOPHONES 2012

AGAPES FRANCOPHONES 201 2 311 (10) Cette glace agrandit (= "faire paraître plus grand,e") la pièce – Aceast ă oglind ă m ă re ş te înc ă perea (o face s ă par ă mai mare). (11) Il a enjolivé son récit (= "faire paraître plus intéressant, beau") – El ş i- a înfrumuse ţ at povestirea ("a f ă cut-o s ă par ă mai interesant ă "). On peut observer facilement que dans les exemples ci-dessus, les verbes reçoivent une interprétation causative-éventive. Ainsi, l’exemple (1) est interprété de manière causative : “Il cherche à rendre plus grand son domaine” → “Il cherche à faire en sorte que son domaine devienne grand”. Pour (2), le sujet exprimé par le groupe nominal la chaleur (correspondant au rôle Cause) rend mou l’asphalte (c’est-à-dire « fait en sorte que l’asphalte devienne mou »). Dans (3), le groupe nominal l’émotion, à fonction de sujet « fait en sorte que les jambes deviennent molles ». Pour (4), l’interprétation factitive-causative est évidente aussi : La laine les rend plus riches ou plus pauvres, etc. Donc, le prédicat factitif-causatif rendre (= faire devenir ) est incorporé dans le préfixe du verbe dérivé. Plus rarement, le sens porté par le préfixe est " faire paraître " comme dans les exemples (10) et (11). 4. Règle générale pour l’interprétation causative Si X = l’entité "Cause" , si Y = l’entité "Patient", alors Z = l’adjectif exprimant une qualité/propriété ; il joue le rôle de Base de la dérivation. Chaque partie du verbe déadjectival causatif participe à la construction d’un sens complexe, à savoir : ‐ Il y a d’abord un PP (présupposé) double : a) un PP existentiel : il existe une entité Y douée d’une certaine qualité, exprimée par l’adjectif-base (l’entité Z ) qui apporte un contenu posé principal ; b) cette entité notée Y est susceptible de supporter une modification de son état initial. Par exemple, dans (1), l’entité Y = le domaine . Il sera plus grand, c’est-à- dire, il passe de l’état initial à un autre état par la volonté de X. Dans (2), Y = l’asphalte , passe de l’état initial (il est dur) à l’état ultérieur (il devient mou) sous l’effet de la chaleur. ‐ Il y a ensuite le préfixe dont le contenu posé est le faire transformateur . Ainsi, l’entité X (la Cause), se manifeste par le préfixe qui agit comme un opérateur déclencheur du changement d’état. Observations : 1. Si le dérivé parasynthétique apparaît sous la forme du participe passé, voir embelli de l’exemple (7), le sens causatif ne se perd pas, car le participe passé exprime le résultat du processus appelé causation.

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