AGAPES FRANCOPHONES 2012
342 AGAPES FRANCOPHONES 201 2 manuscrit que l’auteur remet à l’imprimeur, et de l’autre, grâce à un élargissement de sens, il commence à indiquer la reproduction d’une œuvre d’art. Vers la fin du siècle, le mot élargit davantage son sens et commence à désigner une personne ressemblant à une autre par ses traits, son attitude, aussi bien que l’exemplaire d’un livre. Ce n’est qu’au début du XIX e siècle que le mot commence à indiquer le devoir qu’un élève remet à son professeur, puis dans la deuxième moitié, la « feuille de papier destinée à la rédaction » (Littré 1897). Il est intéressant de constater qu’au début du XX e siècle le mot copie est utilisé pour désigner l’exemplaire d’un film, mais cette valeur n’est pas directement transmise de l’emploi développé au XVII e . On suppose qu’elle est due à l’influence du mot anglais copy , le sens d’“exemplaire“ étant beaucoup plus répandu en anglais qu’en français. L’anglais emprunte le mot copie à l’ancien français au début du XIV e siècle avec le sens de « reproduction, transcription (d’un texte). Au XV e le sens du mot s’élargit et commence à désigner chaque exemplaire d’écriture (et plus particulièrement le manuscrit à imprimer) ainsi que toute reproduction ou imitation. Le serbe emprunte le mot au français ou à l’anglais, il n’y a pas de données exactes. Les dictionnaires mentionnent son étymologie latine sans donner aucune information sur son transfert en serbe. On le trouve dans les textes des écrivains serbes de la deuxième moitié du XIX e siècle. 2. Concordance partielle dans deux langues Dans ce groupe on pourrait déterminer deux sous-groupes : dans le premier, la concordance sémantique existe entre le français et le serbe dans le second, on la constate entre l’anglais et le serbe. Dans le corpus, il n’y avait pas d’exemples de concordance sémantique entre l’anglais et le français suivie d’une non concordance en serbe.
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