AGAPES FRANCOPHONES 2012

AGAPES FRANCOPHONES 201 2 345 et sont liées au journal Odjek, list politi č ki, ekonomski i književni (Beograd), de l’année 1886 (Dictionnaire SANU 1959-2009), ce qui indique déjà son emploi particulier lié à la vie politique et économique. Plus tard, l’utilisation de ce mot s’est propagée dans d’autres domaines tels que sciences, art et même vie quotidienne, mais les puristes le considèrent comme étranger et lui préfèrent les lexèmes serbes ravnoteža , ou dans certains contextes, sklad . 3. Non concordance dans les trois langues Dans la catégorie des noms nous avons trouvé un seul exemple où il n’y avait pas de concordance sémantique dans les trois langues – fr. fabrique / ang. fabric / ser. fabrika . fr. fabrique ang. fabric ser. fabrika établissement industriel de moyenne importance; établissement dont l’activité n’exige pas un outillage considérable = a. tissu produit en particulier par le tricotage, le tissage, le feutrage ou des fibres. b. la texture ou la qualité de tissu une structure complexe sous- jacente Le mot français fabrique est emprunté au latin ( fabrica „métier d’artisan“, „action de travailler“, „œuvre d’art“, „atelier de forgeron ou de menuisier“, dérivé de l’adjectif lat. faber „travailleur, occupé, artisanal“) et a d’abord désigné (1364) le travail du forgeron, tout comme en latin. Dans le vocabulaire religieux ce mot signifie construction d’une église, conseil chargé de gérer les revenus destinés à sa construction et à son entretien et revenus eux- mêmes (XIV e siècle). Au début du XVI e il prend le sens plus large de „fabrication“, resté aujourd’hui dans marque de fabrique . Ce n’est que dans la seconde moitié du XVII e que la fabrique devient un „établissement où l’on fabrique“. Le sens du mot implique que l’activité de l’établissement ne requiert pas un outillage important ( manufacture opposé à usine ). Au XV e siècle, en anglais, le mot fabric désignait un édifice, au XVII e , une construction ou la structure d’un immeuble, sens qui existe toujours dans la langue moderne. Un autre sens s’est développé au XVIII e , celui de „main-d’œuvre dans le domaine de la fabrication du textile“. De là, par métonymie, s’ensuit une nouvelle signification, celle de „tissu, étoffe“, ou même celle d’„habits faits de ce tissu“.

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