AGAPES FRANCOPHONES 2012

390 AGAPES FRANCOPHONES 201 2 La mise en équivalence peut également impliquer, dans divers contextes, des modulations visant la catégorie du nombre (singulier – pluriel) et surtout celle de la détermination (indéfini – défini). L’analyse des structures envisagées et des diverses modalités de les traduire en roumain tiendra compte de certaines distinctions de nature lexico-sémantique concernant le N régissant du CN (N1). N1 est souvent un déverbal, surtout un nom d’action 4 , mais aussi, parfois, un nom d’agent (être animé qui accomplit l’action exprimée par le verbe de base de la structure profonde). N2 reçoit alors une interprétation argumentale (subjective ou objective) : il appartient à la structure argumentale du verbe sous-jacent en tant que sujet ou COD. Le nom support du CN peut être aussi un nom « quelconque » (cf. Grevisse-Goosse 2008), qui n’a aucun rapport avec un verbe ; N1 et N2 sont alors liés par un simple rapport de détermination 5 (possession - appartenance, détermination spatiale ou temporelle, etc.). Quel que soit le type de nom support du CN (N1), on retrouvera, dans la traduction en roumain, les deux types de procédés que nous venons de signaler : traduction-calque et traduction-explicitation. Il faudra cependant souligner aussi l’importance du critère syntaxique, à savoir la présence ou non de divers modifieurs ou compléments (déterminants de N1 et/ou de N2), ainsi que la structure du SP : de + N pl. ou de + déterminant (démonstratif, possessif, indéfini), comme on le verra dans les exemples analysés. Nous allons présenter de façon plus détaillée les deux types de mise en équivalence. 2.1. Traduction-calque La traduction littérale ou traduction-calque est possible dans certaines situations, lorsqu’il y a identité de structure dans les deux langues : on y retrouve le groupe nominal N1 + de + N2 pl. On aura donc : Fr. N1 (±dét.) + de » + N2 pl. (-dét.)  Roum. N1 (+dét.) + de + N2 (-dét.). On remarquera cependant que ce type d’équivalence s’accompagne parfois d’une modulation singulier – pluriel visant N1 et/ou N2. Dans les exemples de ce type, N1 est un déverbal – nom d’action ou nom d’agent. Quant à N2, il appartient à la structure argumentale du verbe sous-jacent en tant que sujet ou en tant que COD.  Interprétation « subjective» de N2 En structure profonde, N2 pl. peut correspondre au sujet du verbe dont provient N1 ; on peut le décrire comme un nom d’action précédé du déterminant indéfini des . En voici un exemple : 4 Ou parfois un substitut – pronom démonstratif, employé comme anaphorique. 5 Le CN est d’ailleurs appelé aussi complément déterminatif .

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