AGAPES FRANCOPHONES 2013
La représentation de l’altérité et du voyage dans le Volkswagen Blues de Jacques Poulin 23 1 Le CD-ROM du Petit Robert , version électronique du Nouveau Petit Robert , version 2.1, VUEF, 2001. 2 Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, Paris, par Paul Robert, 1969. Pawel », et qui n’était pas en forme. Jack et la Grande Sauterelle se promène un jour dans les ruesMaret et Pawel où ils l’apercevaient Théo assis sur le banc est si proche. Or ! « Quelque chose d’étrange se passait dans la galerie dumilieu. Les hommes qui étaient assis de chaque côté de Théo… ils s’étaient levés, ils avaient pris quelques chose derrière le blanc. C’était un fauteuil roulant… » (Poulin 1984, 275). Jack est choqué, il se met à suivre ces hommes et il se trouve en face de son frère Théo qui ne se souvient pas de lui à cause de sa maladie : la paralysie progressive. Jack est déçu et exprime le sentiment qu’il aurait étémieux de ne pas avoir trouvé son frère. Enfin, jack et la grande sauterelle se séparent. Il lui confie aussi sonminibus et il quitte San Francisco par avion. Le voyage : une quête identitaire incontournable Ce roman est considéré comme « roman de voyage ». Le voyage est le thème prin- cipal à travers tout le livre, il est au début de l’histoire jusqu’à la fin. Le dictionnaire Le Petit Robert de langue française défini le voyage comme le « déplacement d’une personne qui se rend en un lieu assez éloigné » ou « la course qui fait un chauffeur, un porteur pour transporter quelqu’un ou quelques choses 1 ». D’ailleurs, la question de l’identité donne naissance à de nombreuses études, que ce soit en littérature, en sociologie ou en histoire, en Europe puis dans le Tiers- Monde aussi au Québec grâce à l’indépendance des pays colonisés. L’identité n’est ni un phénomène biologique, ni un phénomène naturel. Elle est construite. Car on considère que l’identité à plusieurs étages en l’occurrence comme l’identité person- nelle, identité collective, identité littéraire, identité sociale, identité culturelle. L’identité est un thème omniprésent aujourd’hui et occupe une place croissante dans lesmédias et les débats publics. Qu’elle soit identité individuelle ou identité collective, ce mot sert à deux choses. Il désigne l’image que nous nous faisons de nous, à la fois dans ce que nous de spécifique, voire d’individuel (la carte d’iden- tité), et dans ce que nous avons de commun (l’identité nationale), ainsi que l’image que nous nous faisons des autres, ce en quoi ils sont différents de nous. Il renvoie quasi automatiquement à des conceptions de l’universel et du parti- culier. (Olivier 2009, 9–10) En effet, l’identité ne répond pas à la question de savoir « Que sommes-nous ?» parce qu’une telle question conduit à la connaissance de l’essence ce qui implique l’uni- versalité de l’objet. Et s’agissant de groupe d’hommes, cette connaissance peut à son tour conduire à la reconnaissance de l’unité du genre humain. Le discours identitaire reste donc accroché à la question de savoir « Qui nous sommes », puisque la réponse à cette question se fait par l’identification de l’ennemi » (Triki 1998, 10–11). Le point de départ dans notre réflexion est une simple observation sur le concept de « l’identité ». Avant d’avancer dans notre interrogation, il nous semble utile de rap- peler la définition de la notion d’identité tant que son emploi est fréquent. Le dic- tionnaire Petit Robert de langue française, défini l’identité comme « caractère de deux objets de passée identique qualitative ou spécifique, caractère de ce qui est un 2 ».
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