AGAPES FRANCOPHONES 2013

Voyage à travers le texte littéraire en classe de FLE : l’exemple du Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo 367 2 LEE, Eun-Sook (2006) « Recherche sur un exemple d’enseignement de la littérature fran- çaise dans le cadre pédagogique universitaire d’une «matière culturelle »– focalisé sur la rela- tion entre ouvrage littéraire et écriture sur soi-même – », Séoul : Enseignement de Langue et Littérature Françaises , n o 23, p. 129–149. 3 CHUNG, Ji-Yong (2011) « L’utilisation du texte adapté du Horla dans le cours de roman français : pour mettre en rapport l’enseignement linguistique et l’enseignement littéraire », Séoul : Enseignement de Langue et Littérature Françaises , n o 36, 103–128. Sous ce système, les professeurs en français peuvent recevoir deux types d’étudiants (des étudints n’ayant pas encore étudié le français et des étudiants en français) et doivent préparer les cours qui conviennent à chaque public. La première catégorie de cours est constituée, par les cours de culture générale pour les étudiants en 1 ère année de licence qui sont dans la section contenant le département de français. Ce cours peut concerner les deux types de public : certains étudiants qui veulent choisir le français en tant que spécialité et les autres qui veulent choisir d’autres spécialités dans la section. Comme ils ne commencent pas encore à apprendre le français, le professeur ne peut pas se permettre de leur donner son cours avec le texte en fran- çais. C’est la raison pour laquelle certains professeurs utilisent le texte (en général le roman) français traduit en coréen pour ce genre de cours. Nous prenons comme exemple un article qui est écrit à partir de l’expérience de l’auteur 2 . Cet article porte sur l’enseignement de la littérature française en tant que cours d’enseignement gé- néral destiné aux étudiants en 1 ère année de licence. Ce cours est lié à l’écriture sur soi et inscrit dans l’enseignement du caractère humain. L’ouvrage de lecture a été L’Amant de Marguerite Duras. Ce cours s’est déroulé sur 3 semaines à raison de 3 heures par séance (9h pour un semestre de 15 ou 16 semaines). Les professeurs des 5 départements différents des langues (coréen, anglais, allemand, etc.) le prennent en charge collectivement. Comme le public est hétérogène, ils enseignent aux étu- diants en langue maternelle avec la traduction coréenne de l’œuvre littéraire étran- gère. La seconde catégorie de cours est représentée par ceux qui sont à destination des étudiants en français, après le choix de leur spécialité. Si le professeur prépare ce genre de cours, il paraît que l’enseignement de la littérature française pose des problèmes de contenu et d’adaptation au public des étudiants (expliciter cela). Il y a un exemple à donner concernant ce genre du cours. Prenons un exemple 3 . Ce cours est destiné aux étudiants en 3 ème année de français (niveauA2 selon l’auto-évaluation des étudiants). Ils le suivent, en général, pour deux objectifs : en lisant un roman français, ils veulent à la fois améliorer leur niveau de français et acquérir la culture littéraire. Mais il est d’autant plus difficile de mettre en rapport ces deux objectifs que les lycéens apprennent de moins en moins le français et lisent de moins en moins les classiques. Étant donné leur niveau de langue, l’enseignant a choisi un texte adapté, Le Horla de Maupassant, publié par CLE international avec un CD pour unemeilleure prononciation ou écoute. Il s’agit, sur le CD, uniquement de l’en- registrement du texte et il n’y a pas d’exercices ou d’explications supplémentaires. Littérature comme médiateur de la rencontre avec l’Autre et avec Soi Les questions que nous nous sommes posées au départ sont les suivantes : en quoi les textes littéraires peuvent-ils devenir un « médiateur » privilégié dans la ren- contre de l’apprenant avec l’Autre ? En quoi la littérature nous offre-t-elle un espace privilégié de lectures de l’altérité et des identités ? Au niveau de la perspective didac-

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