AGAPES FRANCOPHONES 2013

Mariana PITAR Université de l’Ouest de Timişoara, Roumanie 384 1 Plusieurs termes ont été véhiculés pour ces symboles, parmi lesquels binette, frimousse, émoticône (avec la variante graphique emoticon), trombine, smiley . L’office québecois de la langue française retient le terme binette , tandis que LaCommission générale de terminologie et de néologie adopte le terme frimousse (Cf. les sites de ces organismes). Dans la langue cour- rente émoticône se trouve enconcurrence avec le terme anglais smiley . Comme lepremier nous a parru plus fréquent dans nos recherches et moins «anglais » nous l’avons préféré dans notre article. enseignants commencent à prendre la revanche. Les écoles ont des pages « offi- cielles » sur Facebook, les professeurs construisent leurs propres blogues à visée didactique, les laboratoires d’informatiques permettent l’emploi du multimédia de plus en plus souvent dans la classe. L’Internet aide à communiquer au delà de la classe et permet à l’enseignant de suivre l’évolution des élèves à travers les devoirs à lamaison affichés dans l’espace virtuel collectif, de transmettre des tâches et de les corriger dans un espace visible pour tout le groupe envisagé. Notre démarche vise l’entrainement des élèves à l’expression orale et écrite dans cet espace virtuel. Nous nous sommes arrêtés surtout sur la correspondance parmail et l’exploitation des éléments iconiques qui l’accompagne. Ce nouveau type de communication interpersonnelle - sous forme de courriels, blogues, forums ou dialogues en lignes - entraine une série demodifications par rap- port à la lettre traditionnelle employée autrefois comme support didactique dans le cadre du vocabulaire, qu’il dépasse d’ailleurs par des types de dialogues en ligne men- tionnés. La correspondance reflète un nouveau type de relation entre les élèves, une relation abrégée, essentialisée, dans laquelle un rôle important joue les symboles. Les symboles les plus fréquents employés dans la correspondance sont les émo- ticônes ou les smiley 1 . À l’origine on avait affaire à une combinaison de touches dont le résultat ressemblait à unvisage souriant le plus souvent. Ces combinaisons se sont diversifiées, mais le résultat n’était pas toujours satisfaisant car leur compréhension par le destinataire n’était pas assurée. Peu à peu ces symboles commencent à être doublés par des images, plus expressives, accompagnées par des explications qui constituent une vraie légende, de sorte qu’on a affaire à un ensemble sémiotico- textuel original. Sur le Wikipedia, la définition des émoticônes est la suivante : Une émoticône est une courte figuration symbolique d’une émotion, d’un état d’esprit, d’un ressenti, d’une ambiance ou d’une intensité, utilisée dans un dis- court écrit. Elle permet de communiquer brièvement à l’écrit une information comparable à une expression faciale, au ton de la voix ou à une gestuelle à l’oral. Ces symboles semblent remplir un espace vide dans la communication à distance en exprimant les gestes, l’expression faciale du locuteur, mais aussi – et surtout – les sentiments et les attitudes de celui-ci envers le message envoyé ou reçu. Comme on le voit dans cette définition, les émoticônes attachés à ce type de cor- respondance offrent aux élèves la possibilité d’ajouter des informations supplémen- taires ou de remplacer certaines informations par des symboles. En tant que signes sémiotiques, les émoticônes reprennent une partie de l’ex- pression des sentiments et des émotions des élèves, aussi que de leur attitude vis-à- vis du message transmis. En grand nombre, offrant toute une palette d’expressions visuelles, mais aussi demots correspondants qui figurent comme une légende expli-

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