AGAPES FRANCOPHONES 2013

Mariana PITAR Université de l’Ouest de Timişoara, Roumanie 386 La catégorie des o ccupations , bien que très transparente en tant que sens, peut être employée dans des buts communicationnels qui visent les deux locuteurs et peut impliquer des messages sous entendus du genre : je suis occupé, j’interromps la communication parce que je dois faire quelques chose, je te propose de faire en- semble cette activité etc. Il y a donc la possibilité d’exprimer, du point de vue sémantique et aussi prag- matique, comme acte de langage : un sentiment, une attitude, une opinion par rap- port à l’interlocuteur, à une troisième personne ou à une situation, des événements, des occupations. Du point de vue grammatical et lexical il y a une grande richesse au niveau des modalités d’expression des mêmes catégories sémantiques. Il y a des verbes (jouer, chanter, laisser tomber), des noms simple ou composés (tristesse, cadeau, surprise, clin d’œil, coup de foudre), des adjectives (rêveur, menteur, pensif), des interjec- tions (beurk !, ça alors !) et des onomatopées (blbl). Il y a aussi un nombre asses important de syntagmes (chut, c’est un secret, ch’sais pu quoi faire, c’est pas moi, au téléphone), d’expressions idiomatiques (baba d’admiration, tape cinq) et même des proverbes (muet comme une carpe, sérieux comme un pape). Une même catégorie sémantique est exprimée par des moyens lexicaux divers, comme par exemple pour les caractères : des noms de personnages – symboles (ange, démon, cowboy, clown), des noms exprimant des traits de caractère (men- teur, farceur), des adjectifs (crétin, pensif), des interjections-onomatopées (bilbil), des expressions idiomatiques (sérieux comme un pape). Certaines expressions peuvent figurer dans plusieurs catégories : sérieux comme un pape – peut être un état d’esprit ou un caractère, ange peut signifier une per- sonne pure, généreuse ou la non- culpabilité, l’innocence. L’expression de l’ironie peut figurer dans le premier tableau, mai aussi dans le deuxième, comme réaction au message de l’interlocuteur. C’est un mélange très intéressant de mots et d’expressions transparents, uni- voques, avec des mots au sens plurivoques ou ambigus – tu parles, piquage de fard, fouilles-moi ; il y a des sens explicites, mais aussi implicites ( c’est pas moi ! – cul- pabilité, envie de dormir – peut avoir le sens propre ou le sens figuré, ma tête est malade peut exprimer l’état de santé ou peut avoir un sens figuré : j’en ai assez, fiche moi- la paix .) Certains de ces sens ambigus peuvent être désambigüiser par l’image, par l’expression du visage et surtout par l’animation. C’est le cas de « ma tête est malade » qui représente une figure qui rejette par un geste de la main tout contact. 2. Modalités d’exploitation La richesse linguistique (grammaticale, lexicale, sémantique) aussi que les deux modalités d’expression sémiotiques incorporées (verbale et non - verbale) consti- tuent une source riche d’exploitation didactique à tous les niveaux. Cela peut être intégré dans un scénario pédagogique déroulé en série, s’étendant sur plusieurs le- çons. Tout doit être conçu d’une manière unitaire, dans un déroulement logique et chronologique. Nous proposons une exploitation qui s’appuie sur les points suivants : a) connaissance des émoticônes associées à des exercices sur les expressions lin- guistiques et non-linguistiques, avec le passage entre les deux codes et b) exploitation discursive avec l’intégration des symboles dans des contextes plus ou moins larges dans le but d’acquisition des compétences d’expression écrite.

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