AGAPES FRANCOPHONES 2013

Mariana PITAR Université de l’Ouest de Timişoara, Roumanie 388 Il y a parfois une non-identité entre la complexité de l’image et celle de l’aspect linguistique de sorte que la relation image-texte se voit parfois embrouillée par la forme ou le sens du message linguistique. Les images animées qui impliquent plusieurs actions sont plus complexes que les images qui expriment un certain sen- timent. En même temps les images complexes supportent une décodification lin- guistique simple telles que bagarre , pendant que les simples expressions du visage peuvent être expliquées par des expressions linguistiques parfois ambigües (les yeux sur roulement à billes). Il y a, à notre avis, plusieurs catégories en ce qui concerne la concordance entre l’image et son nom : – images univoques, transparentes – dénomination univoque (applaudisse- ment) ; – images complexes avec plusieurs personnages ou actions – dénomination simple (bagarre) ; – images simples – dénomination complexe (muet comme une carpe) ; – images complexes – dénomination complexe (ch’sais pas quoi faire). La signification de certaines gestes ou expressions pourrait donner naissance à une exploitation du point de vue culturel : les gestes spécifiques différents d’un peuple à l’autre. Il s’agit des expressions telles que : tape cinq, tirer la langue ou des gestes comme baillement , clin d’œil, signe de main etc. 2.2. Exploitation discursive des émoticônes À la différence des exercices antérieurs dont le but était de comprendre le sens de mots ou des images, l’étape suivante vise l’emploi de ces émoticônes dans des con- textes. Les exercices les plus simples supposent d’imaginer des contextes – situations et personnages – pour formuler de petits messages dans lesquels les émoticônes peuvent être insérées. Elles peuvent être groupées par leur sens, afin d’apprendre à saisir les nuances et faire une échelle d’intensité ou au hasard. C’est intéressant de jouer sur la richesse d’expression des sentiments et le vocabulaire permet de carac- tériser des personnes non seulement du point de vue physique, mais surtout des as- pects qui sont en lien avec la personnalité. Une autre catégorie d’exercices peut jouer sur le passage entre les deux codes, les élèves essayant de remplacer, dans un texte écrit, les émoticônes par des mots et les mots par des émoticônes ou d’employer les émoticônes comme symboles renforçant le sens du message. La rédaction des mails remplace l’ancienne lettre. L’enseignant peut mettre en discussion ici la question délicate de l’opportunité de l’emploi des émoticônes dans certains types de message et introduire des notions sur les registres de langues – officiel, familier, informatif etc. – en fonction du destinataire et du contenu du message. De cette façon il peut intervenir à des niveaux qui tiennent du comporte- ment des élèves en société et des relations avec les diverses catégories sociales. L’application la plus appropriée qui permet l’emploi massif des émoticônes est la simulation des conversations en ligne de typeMessenger. Une des caractéristiques de ces messages est leur brièveté et le registre de langue très relâché. C’est le do- maine qui permet aux élèves de se situer dans un contexte déjà familier et de tra- vailler un peu plus sur le style et le niveau de langue. De cette façon on entre dans une zone moins explorée de la didactique, à voir la conversation en ligne et les échanges verbales.

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